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lundi 24 novembre 2008

Humour poétique de Jeff

Gêne-aise


Adam premier homme
Tout seul
Gravement blessé
Très gravement désespéré
Il râle
Il appelle.
"Dieu, fais quelque chose"
Dit Adam.
Alors Dieu
Fait quelque chose
Il lâche Eve...




Muriyat

lundi 17 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins.

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Salut les lapins !






Moi, je m’appelle Charlou pour mes papiers de mon identité mais on dit Charlou le Bidouille.
Charlou le Bidouille, c’est mon nom pour les câlins, c’est à dire pour tous les jours de ma vie.


Enfin presque ! Quand j’entends "Charlou" avec une grosse voix grondeuse comme l'orage, ça veut dire que je suis en train de faire une grosse bêtise du genre de déchirer un papier qu’il fallait pas ou voler quelque chose qui se mange à l’heure où on ne mange pas.



Moi, je ne comprends pas qu’on ne mange pas tout le temps.
J’ai un Papounet et une Mamounette qui m’ont adopté. Cela veut dire qu’ils se sont adaptés à ma personnalité. Ce sont des humains mais ils sont très gentils malgré tout.




Pensez donc, ils aimaient les chats. Et les chats ne sont pas des êtres obéissants, ni agréables à vivre Alors que moi, c’est un vrai plaisir de vivre avec moi. Papounet et Mamounette n’ont jamais essayé de me dresser. D’ailleurs, je ne sais pas ce que cela veut dire. Mais j’entends d’autres humains le dire à mon Papounet : «Vous devriez le dresser. C’est un chien pas un chat !» J’en ai donc déduit dans le dedans de ma tête que «dresser» cela voulait dire «apprendre à obéir même si on ne comprend pas pourquoi».


Je ne suis pas dressé, j’ai donc gardé toutes mes qualités et aussi mes défauts qui font mon charme irrésistible.



Alors vous les lapins, vous êtes aussi des humains mais de petits humains. Je vous vois quand je me promène. Vous sortez d’une grande bâtisse qui s’appelle «école». C’est là que vous apprenez des choses comme lire des livres. A la sortie de l’école, il y a des grandes personnes comme Mamounette et quand elles vous voient, elles s’écrient : «Mon lapin !»



J’en ai donc déduit que les petites personnes du genre humain sont des lapins. Moi, les lapins, je les voyais avec des grandes oreilles comme les lapins de la forêt ou du clapier du voisin. Il y a donc deux sortes de lapins. Vous, les petites personnes et les lapins qui me donnent envie de leur courir derrière.



A vous les petites personnes, les lapins, (et aussi aux grandes personnes qui ont gardé leur côté "lapin", j’ai donc décidé de vous écrire des lettres de ma vie. Pour que vous me compreniez. Pour partager mes aventures extraordinaires que les grandes personnes ne peuvent pas toujours comprendre de mon point de vue. Même mon Papounet et ma Mamounette. En devenant de grandes personnes, les lapins que vous êtes, deviennent très raisonnables et oublient beaucoup des choses de la vie qui sont intéressantes.



Mamounette me donne un coup de main pour vous écrire. Parce que mes pattes appuient sur trop de touches en même temps sur l’ordinateur. Et les stylos, je les ronge comme des os. Mamounette comprend très bien ce que je lui dicte. Enfin, presque tous les jours...

Quand elle oublie qu’elle est une grande personne et qu’elle retrouve son côté «lapin».


Les grandes personnes ne se rendent pas compte, -même Papounet et Mamounette qui ont dont gardé un côté «lapin» dans le dedans de leur tête»- que c’est très difficile d’être sage.
Moi, j’ai essayé d’être sage comme un image. Alors, j’ai mangé le journal qui donne le programme des images de la boîte à images qui est dans le séjour. Et bien, c’était une grosse bêtise.

Bon, je vous raconterai d’autres histoires de ma vie dans une autre lettre. Là, nous avons fait connaissance. Je suis votre copain, Charlou, le Bidouille et vous êtes les lapins.

Salut les lapins !
PS : Je m’en vais regarder par ma fenêtre préférée de la maison, si je ne vous vois pas...




Muriyat

"Les dents de l'amour" de Christopher Moore




J’aime beaucoup Christopher Moore.


Autant l’avouer tout de suite. Cet auteur a le talent de vous entretenir les zygomatiques en bon état. Mais avec cette histoire de vampires, au final, j’ai été un peu déçue. Sans doute en attendais-je trop. En effet j’ai trouvé que sur cette thématique, Christopher Moore était très raisonnable.
Entendons nous bien, raisonnable selon les critères de Christopher Moore d’habitude.

Selon la règle du jeu de la collection « Interstice » un auteur est invité à décliner une thématique entre mythologie et réalité contemporaine. Là, Christopher Moore s’attaque au thème des vampires et je m’attendais à des bains de sang grand-guignolesques et non, Christopher Moore nous raconte ça avec une certaine retenue. Enfin, la retenue du pitre de la classe.




L’histoire se déroule à San-Francisco avec tous les clichés qu’on peut imaginer de cette grande ville. Un soir, une jeune secrétaire qui sort de son bureau avec pour principal soucis le fait qu’elle ait filé un collant en se cognant la jambe dans un des classeurs métalliques de son bureau se fait agresser par un charmant mais vorace vampire. Elle va vite relativiser les petits soucis de la vie quotidienne.
Le vampire est charmant parce qu’il lui laisse la vie sauve… Mais Jody, notre jeune femme libérée est désormais un vampire qui va devoir trouver sa pitance. Le temps qu’elle se rende compte de son nouveau régime alimentaire, il y aura eu quelques morsures de plus et son existence est gravement bouleversée. Son petit ami la met à la porte. Tout bien considéré, c’est ce qui pouvait arriver de mieux à Jody dans cette aventure. Elle rencontre dans ses pérégrinations pour se reloger un jeune homme qui s’imagine comme le futur Jack Kerouac, Tommy est venu à la grande ville pour écrire et s’échapper des morosités du quotidien dans son Midwest natal. Si sa rencontre avec Jody ne lui permet pas de développer immédiatement tout son potentiel littéraire, il va connaître un vrai dépaysement.
Sur la route, nos héros vont croiser d’autres improbables individus qu’on imagine bien croiser à San-Francisco dont un clochard qui se croit l’empereur de la ville et qui s’est investi d’une mission, traquer le vampire.
Vous touillez le tout dans la marmite de Christopher Moore, un zeste de critique du modèle américain, une équipe de nuit dans un supermarché qui donne à réfléchir quand on va faire ses courses, vous mélangez le tout avec la vie quotidienne qu’il faut continuer à assumer, la problématique des vampires qui doivent se protéger de la lumière et vous riez beaucoup sans vous ennuyez un instant. Sauf qu’à mon goût des mots de Christopher Moore, je m’attendais à ce que ça soit encore plus déjanté.
Néanmoins c’est une lecture antidépressive qui vaut bien des traitements avec pour seul effet indésirable éventuel une certaine crispation dans les côtes et les mâchoires….
Dans l’espoir que Calmann Lévy nous propose la suite. En anglais : « You suck » ou la suite des aventures de Tommy et de Jody.
Pour être au courant des facéties d’écrire de Christopher Moore, son site internet : http://www.chrismoore.com/
Merci au traducteur qui doit s’efforcer parfois de nous donner à comprendre certains jeux de mots.


Les dents de l’amour de Christopher Moore traduit par Luc Baranger

Broché: 316 pages
Editeur : Calmann-Lévy (8 octobre 2008)
Collection : Interstices
Langue : Français
ISBN-10: 2702139434
ISBN-13: 978-2702139431



Je vous conseille vivement dans le cadre des fêtes de Noël qui approchent de lire "Le sot de l'ange".






Si vous souhaitez en savoir plus sur les évangiles, notamment une des versions manquantes, ne loupez pas la lecture de "L'agneau"....
Et pour en savoir plus sur les mythologies indiennes, "Un blues deCoyote".




Vous trouverez ces trois derniers dans des collections de poche.




Muriyat