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mardi 18 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : La maladie de mes arbres !


Salut les lapins !
C’est moi Charlou le Bidouille que revoilà ! Il faut que je vous dise. Il faudra que je vous écrive beaucoup de lettres pour que vous sachiez tout de ma vie... Il faudra sans doute que j’invente des mots pour me faire comprendre...
Bon, je vous écris comme je vous parlerais...
Dressez vos oreilles, les lapins.

Alors donc, je vis à la campagne dans une grande maison, une sorte de niche, mais en plus confortable. Devant la maison, il y a des arbres comme un petit bois. Derrière la maison, il y a des arbres comme une petite forêt. Ce sont mes arbres à moi. Avec mes chemins où je gambade...
Mes arbres sont comme de grandes fleurs... Sauf qu’ils n’ont pas vraiment de fleurs. Enfin pas toute l’année.

Mes arbres ont surtout des feuilles. De jolies feuilles toutes vertes et qui font de la musique avec le vent. Des feuilles qui m’abritent du soleil, le grand rond jaune là haut qui ne fait rien qu’à chauffer quand on n’en a pas envie. Des feuilles qui me cachent un peu quand je fais des bêtises.
Mes arbres ont des visiteurs. Des bêtes à plumes. Mamounette me dit que ce sont des oiseaux. Il y a toutes sortes d’oiseaux dans mes arbres. Avec des plumes de toutes les couleurs. Il y a aussi des oiseaux qui se posent sur le toit de ma niche. Les oiseaux, les bêtes à plumes qui habitent mon jardin sont des choses très intéressantes. Je ne sais pas trop pourquoi, mais chaque fois que j’en aperçois une, j’ai comme un grand creux dans mon ventre qui me dit que c’est l’heure de manger. Et alors, c’est irrésistible, je leur cours après. Mais les bêtes à plumes ont une particularité que je ne parviens pas à acquérir malgré un entraînement intensif. Les bêtes à plumes volent. Sinon, comment arriveraient-elles à se jucher sur mon toit de ma niche ou sur mes arbres.
En ce moment, mes arbres sont malades. Et cela me cause beaucoup de soucis. C’est la première fois que cela leur arrive. Enfin, c’est la première fois que je vois cela parce que je suis encore tout jeune et Mamounette me dit que je n’ai pas fini de m’étonner.
Donc, les feuilles de mes arbres les abandonnent. D’abord, elles ont pris une drôle de couleurs. Comme si elles voulaient jouer aux fleurs. Elles changent de couleurs tous les jours. Elles sont jaunes, puis rouges et puis marrons et puis elles tombent de mes arbres. C’est ce qui m’inquiète le plus. Parce que des feuilles rouges et jaunes, c’est très joli.





Le vent qui souffle fort en ce moment en profite pour voler toutes les feuilles. Du coup, mes arbres ont l’air tout déshabillé. Tout nu. Mamounette me dit que c’est normal, c’est l’automne, les arbres prennent leur vêture d’hiver. Moi, je dirais plutôt que mes arbres se déshabillent pour l’hiver et je trouve ça bête. Parce qu’il paraît que l’hiver, il fait froid. Il faut vous dire que c’est mon premier hiver. Les feuilles délaissent mes arbres et ils n’ont même pas de pyjama à se mettre comme mes humains le soir quand ils vont dans leur grand panier à dormir.
Moi, je crois que mes arbres ont attrapé la rubéole, la rougeole et aussi la varicelle... Un de ces jours, ils vont tousser... Je suis très inquiet. Pourtant, je continue à faire pipi tous les jours sur leurs pieds. Comme d’habitude.
Si vous saviez, les lapins, dans quel état je suis. Cette maladie de l’automne qu’ont attrapée mes arbres, j’ai bien peur que cela ne leur soit fatal. Et où je vais me cacher pour mes bêtises... Je vous le demande... Hein, où ? Je suis très malheureux de cette situation. Alors, pour me consoler, je mange. Je mange un peu plus tous les jours. Mamounette dit que je me prépare pour l’hiver. Mon dieu ! Et si je perdais mes feuilles à moi, je veux dire mes poils. Oh, pourvu que je n’ai pas attrapé la maladie de mes arbres. Excusez-moi, je vous quitte. Je vais aller quémander une petite chose à manger pour oublier un peu mes soucis.




Charlou le Bidouille








Muriyat

lundi 17 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins.

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Salut les lapins !






Moi, je m’appelle Charlou pour mes papiers de mon identité mais on dit Charlou le Bidouille.
Charlou le Bidouille, c’est mon nom pour les câlins, c’est à dire pour tous les jours de ma vie.


Enfin presque ! Quand j’entends "Charlou" avec une grosse voix grondeuse comme l'orage, ça veut dire que je suis en train de faire une grosse bêtise du genre de déchirer un papier qu’il fallait pas ou voler quelque chose qui se mange à l’heure où on ne mange pas.



Moi, je ne comprends pas qu’on ne mange pas tout le temps.
J’ai un Papounet et une Mamounette qui m’ont adopté. Cela veut dire qu’ils se sont adaptés à ma personnalité. Ce sont des humains mais ils sont très gentils malgré tout.




Pensez donc, ils aimaient les chats. Et les chats ne sont pas des êtres obéissants, ni agréables à vivre Alors que moi, c’est un vrai plaisir de vivre avec moi. Papounet et Mamounette n’ont jamais essayé de me dresser. D’ailleurs, je ne sais pas ce que cela veut dire. Mais j’entends d’autres humains le dire à mon Papounet : «Vous devriez le dresser. C’est un chien pas un chat !» J’en ai donc déduit dans le dedans de ma tête que «dresser» cela voulait dire «apprendre à obéir même si on ne comprend pas pourquoi».


Je ne suis pas dressé, j’ai donc gardé toutes mes qualités et aussi mes défauts qui font mon charme irrésistible.



Alors vous les lapins, vous êtes aussi des humains mais de petits humains. Je vous vois quand je me promène. Vous sortez d’une grande bâtisse qui s’appelle «école». C’est là que vous apprenez des choses comme lire des livres. A la sortie de l’école, il y a des grandes personnes comme Mamounette et quand elles vous voient, elles s’écrient : «Mon lapin !»



J’en ai donc déduit que les petites personnes du genre humain sont des lapins. Moi, les lapins, je les voyais avec des grandes oreilles comme les lapins de la forêt ou du clapier du voisin. Il y a donc deux sortes de lapins. Vous, les petites personnes et les lapins qui me donnent envie de leur courir derrière.



A vous les petites personnes, les lapins, (et aussi aux grandes personnes qui ont gardé leur côté "lapin", j’ai donc décidé de vous écrire des lettres de ma vie. Pour que vous me compreniez. Pour partager mes aventures extraordinaires que les grandes personnes ne peuvent pas toujours comprendre de mon point de vue. Même mon Papounet et ma Mamounette. En devenant de grandes personnes, les lapins que vous êtes, deviennent très raisonnables et oublient beaucoup des choses de la vie qui sont intéressantes.



Mamounette me donne un coup de main pour vous écrire. Parce que mes pattes appuient sur trop de touches en même temps sur l’ordinateur. Et les stylos, je les ronge comme des os. Mamounette comprend très bien ce que je lui dicte. Enfin, presque tous les jours...

Quand elle oublie qu’elle est une grande personne et qu’elle retrouve son côté «lapin».


Les grandes personnes ne se rendent pas compte, -même Papounet et Mamounette qui ont dont gardé un côté «lapin» dans le dedans de leur tête»- que c’est très difficile d’être sage.
Moi, j’ai essayé d’être sage comme un image. Alors, j’ai mangé le journal qui donne le programme des images de la boîte à images qui est dans le séjour. Et bien, c’était une grosse bêtise.

Bon, je vous raconterai d’autres histoires de ma vie dans une autre lettre. Là, nous avons fait connaissance. Je suis votre copain, Charlou, le Bidouille et vous êtes les lapins.

Salut les lapins !
PS : Je m’en vais regarder par ma fenêtre préférée de la maison, si je ne vous vois pas...




Muriyat