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samedi 22 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : les mystères des appareils ménagers !


Salut les lapins !
Je suis dans un état épouvantable.
Papounet a tondu la pelouse.
Et mes ronds de champignons avec.
Du coup, je ne sais plus où chercher les lutins. J’attends que mes champignons et ma pelouse repoussent.
Papounet a fait ça avec la tondeuse électrique. C’est une machine qui ne fait rien que manger mon herbe. A condition que Papounet la pousse, la machine. Et il n’aime pas faire ça, Papounet. Dans ces conditions, je me demande pourquoi il le fait. Mais les humains ont des comportements parfois étranges que je ne comprends pas.
Dans la maison, c’est pareil, il y a des drôles de machines. Cela s’appelle des appareils ménagers. Je vois pas pourquoi parce qu’à part l’aspirateur, ils ne font pas le ménage, les autres.
Et même l’aspirateur, c’est tout comme la tondeuse, il faut que Mamounette le pousse et le tire. Et tout comme Papounet avec la tondeuse, Mamounette, elle n’aime pas faire ça. Mais alors pas du tout. Le jour où elle sort l’aspirateur, il ne faut pas rester dans ses jambes. Elle est coléreuse et c’est toujours sur moi que ça retombe, ses colères. Parfois faut être juste, ça tombe aussi sur Papounet. Du coup, souvent c’est Papounet qui passe Monsieur l’aspirateur.
Heureusement, le ménage, Mamounette, elle ne fait pas ça tous les jours. Elle ne le fait pas souvent d’ailleurs. Du coup, souvent c’est Papounet qui passe Monsieur l’aspirateur.
Faut dire que le pauvre Monsieur aspirateur, il ne mange rien que les saletés qui sont par terre et sur les coussins. Mes vieux poils qui m’ont quitté par exemple, la terre du jardin qui se décolle de mes pattes quand elle sèche, les cendres des cigarettes de Papounet, des vieilles miettes que je n’ai pas voulues...
Alors à force de manger tout ça, il est malade Monsieur aspirateur. Mamounette n’appelle pas le docteur ni même le vétérinaire. Elle ouvre Monsieur aspirateur. Elle lui enlève son estomac plein de choses sales et elle lui en met un neuf, en papier. Le temps qu’il récupère dans le placard sous l’escalier, on est bien tranquille dans la maison. Le balai, lui, il pousse les saletés dans la pelle à poussière. Il n’est pas fou, lui ! Il ne les avale pas les saletés.
Enfin, à part l’aspirateur qui fait le ménage. Les autres appareils de la maison, je ne vois pas vraiment à quoi ils servent.
M Frigo : il s’appelle officiellement “réfrigérateur. Il est tout froid au dedans et il avale tout ce que je voudrais bien manger tout de suite. Il conserve les aliments avec le froid de son dedans. Je ne comprends pas qu’il n’ait pas le rhume tout le temps.
Mamounette m’a expliqué que le froid, c’était pour pas que les microbes dévorent la nourriture. Alors là, je suis d’accord. M Frigo, ce serait comme un coffre-fort à manger électrique. Avant, quand ce n’était pas électrique, il parait que ça s’appelait un garde-manger. J’aimerais quand même bien qu’il les garde moins longtemps, M Frigo, les choses que j’aime..

Et l’autre, celui qui fait du bruit, M Lave-vaisselle.... Lui, je le déteste. On lui donne les assiettes et les casseroles avec encore plein de choses intéressantes à manger de mon point de vue. Mais mon point de vue, Mamounette, elle le regarde pas du même côté. M Lave-vaisselle, une fois que son ventre est plein, il ferme sa bouche, il fait du bruit, il glougloute (que moi, si je fais ça quand je clappe ma soupe, on me dit que je suis un malpropre)... Et puis, longtemps après, quand on l’ouvre, il sent le propre qui ne sent rien de bon de mon point de vue des odeurs. Il sent le chimique, celui des produits qui lavent. Et il n’y a plus rien des bonnes choses. Il a tout avalé. Et il n’est même pas malade.
Quand je pense qu’on me dit qu’il ne faut pas que je mange ces choses pour ne pas être malade... La vie n’est pas toujours ce que je voudrais qu’elle soit de mon point de vue
Et il y a d’autres appareils bizarres dans la maison. Je vous en causerai dans ma prochaine lettre. C’est l’heure de manger. Je ne veux pas louper ça.
Salut les lapins ! Surveillez votre M Frigo...
Qu’il ne garde pas tout pour lui. Je vous aurai prévenu.

Charlou le Bidouille.







Muriyat


jeudi 20 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : à propos de l'automne, des champignons et des lutins





Salut les lapins !








La maladie de mes arbres continue. Il paraît qu’elle va durer un certain temps, le temps de deux saisons, l’automne et l’hiver.



L’automne, c’est la saison qui vient après l’été et l’hiver ne fait rien que suivre l’automne mais avec plus de froid. Donc, la maladie de mes arbres n’est pas vraiment une maladie même si de mon point de vue, par rapport à mes arbres qui sont tout nu, c’est bien triste. Je n’ai plus d’endroit à l’ombre pour mes bêtises et je ne pense pas pouvoir rester sage aussi longtemps. C’est bien long une saison ! Alors, pensez deux saisons....


Bon, mais à part mes arbres qui se déshabillent de leurs feuilles, il se passe d’autres choses étranges dans mon jardin. Et finalement, j’en viens à penser que l’automne, c’est fantastique aussi. De drôles de petits chapeaux ronds sortent de l’herbe. De ma pelouse.




Ma pelouse est un grand tapis d’herbe qui fait la taille de mon jardin. Les drôles de choses qui sortent de ma pelouse se tiennent sur un pied mais ils ne marchent pas. Ils sont tous pareils. On dirait des boutons.




Mamounette qui m’explique beaucoup des choses de la vie qui me semblent bizarres, me dit que ça s’appelle des champignons. Il y aurait même des champignons comestibles, c’est à dire bon à manger et des champignons, qui serait “poison”. Ceux-là vous rendent malade. Et même ils vous tuent parfois...


Pour savoir faire la différence entre les bons champignons et ceux qui sont méchants, il faut demander à un monsieur qui s’appelle “pharmacien”. Parfois ce monsieur est une dame. C’est une “pharmacienne”.

Le pharmacien est la personne qui vend les médicaments quand on est malade. La pharmacienne fait tout pareil. Moi, je préfère ne rien leur demander et ne pas toucher aux champignons. Sauf ceux que Mamounette sort d’une boîte et pas de la pelouse.

Moi, je vous le dis, en vérité, je crois que le monsieur ou la dame “pharmacien”, ils aiment bien qu’on soit malade. En vendant les médicaments qui doivent nous guérir, ils gagnent des pièces de sous. Mamounette me dit que c’est le travail du pharmacien d’aider les gens à guérir. Et qu’il ne veut pas pour autant qu’on soit malade.
N’empêche, ses médicaments, je ne les trouve pas bon au goût. Même quand on me les cache dans ce que j’aime bien manger.

Bon, à part que c’est parfois du poison, les champignons sont intéressants rapport aux lutins. Parce que, c’est encore Mamounette qui me l’a dit (et là, je veux bien la croire), quand il y a des champignons dans le jardin, cela veut dire qu’il y a des lutins qui le visitent. Ou même des fées.


Mamounette, elle connaît plein d’histoires de lutins et de fées. Elle les lit dans les livres. C’est bien les livres, quand on sait lire. Moi, avec mes pattes, j’ai du mal à tourner les pages. Enfin, les lutins et les fées, il paraît que la nuit venue, ils se rassemblent là où poussent des cercles de champignons.
Et il y en a dans mon jardin, des champignons qui font comme des rondes. Alors, le soir, je n’arrête pas de demander à sortir. Mais je n'ai encore rien vu d’autre qu’un hérisson.
Un hérisson, c’est une balle qui pique. J’ai aussi vu la chatte d’à côté, Ninon. Elle vient dans mon jardin quand elle croit que je dors. Je l’ai fait grimper dans un bouleau. Mais je n'ai pas encore vu de lutins.

Et ça ressemble à quoi un lutin ?

Mamounette va me montrer des livres.
Enfin, salut les lapins, je retourne voir les champignons de mon jardin des fois que les lutins soient là pour de bon.

Votre copain, Charlou le Bidouille...

Mamounette se permet d'intervenir pour dire que le livre qu'elle a montré à Charlou le Bidouille, c'est "L'encyclopédie des Lutins" de Pierre Dubois.
Ce livre est réédité spécialement pour Noël avec "L'encyclopédie des Elfes" et "L'encyclopédie des Fées". (Pour 19 € le livre).

Il serait bon que les Lapins soient extrêmement sages pour convaincre le Père Noël. Enfin, plus sage que Charlou...

A préciser pour les grandes personnes, ces livres sont un plaisir pour tous les âges de la vie.
A lire aussi comme un livre d'école, "Leçons d'Elficologie" toujours de Pierre Dubois.
Tous ces titres aux éditions Hoëbeke.
Et encore un mot pour convaincre les parents, ces livres aident à aimer la lecture.




Muriyat

mardi 18 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : La maladie de mes arbres !


Salut les lapins !
C’est moi Charlou le Bidouille que revoilà ! Il faut que je vous dise. Il faudra que je vous écrive beaucoup de lettres pour que vous sachiez tout de ma vie... Il faudra sans doute que j’invente des mots pour me faire comprendre...
Bon, je vous écris comme je vous parlerais...
Dressez vos oreilles, les lapins.

Alors donc, je vis à la campagne dans une grande maison, une sorte de niche, mais en plus confortable. Devant la maison, il y a des arbres comme un petit bois. Derrière la maison, il y a des arbres comme une petite forêt. Ce sont mes arbres à moi. Avec mes chemins où je gambade...
Mes arbres sont comme de grandes fleurs... Sauf qu’ils n’ont pas vraiment de fleurs. Enfin pas toute l’année.

Mes arbres ont surtout des feuilles. De jolies feuilles toutes vertes et qui font de la musique avec le vent. Des feuilles qui m’abritent du soleil, le grand rond jaune là haut qui ne fait rien qu’à chauffer quand on n’en a pas envie. Des feuilles qui me cachent un peu quand je fais des bêtises.
Mes arbres ont des visiteurs. Des bêtes à plumes. Mamounette me dit que ce sont des oiseaux. Il y a toutes sortes d’oiseaux dans mes arbres. Avec des plumes de toutes les couleurs. Il y a aussi des oiseaux qui se posent sur le toit de ma niche. Les oiseaux, les bêtes à plumes qui habitent mon jardin sont des choses très intéressantes. Je ne sais pas trop pourquoi, mais chaque fois que j’en aperçois une, j’ai comme un grand creux dans mon ventre qui me dit que c’est l’heure de manger. Et alors, c’est irrésistible, je leur cours après. Mais les bêtes à plumes ont une particularité que je ne parviens pas à acquérir malgré un entraînement intensif. Les bêtes à plumes volent. Sinon, comment arriveraient-elles à se jucher sur mon toit de ma niche ou sur mes arbres.
En ce moment, mes arbres sont malades. Et cela me cause beaucoup de soucis. C’est la première fois que cela leur arrive. Enfin, c’est la première fois que je vois cela parce que je suis encore tout jeune et Mamounette me dit que je n’ai pas fini de m’étonner.
Donc, les feuilles de mes arbres les abandonnent. D’abord, elles ont pris une drôle de couleurs. Comme si elles voulaient jouer aux fleurs. Elles changent de couleurs tous les jours. Elles sont jaunes, puis rouges et puis marrons et puis elles tombent de mes arbres. C’est ce qui m’inquiète le plus. Parce que des feuilles rouges et jaunes, c’est très joli.





Le vent qui souffle fort en ce moment en profite pour voler toutes les feuilles. Du coup, mes arbres ont l’air tout déshabillé. Tout nu. Mamounette me dit que c’est normal, c’est l’automne, les arbres prennent leur vêture d’hiver. Moi, je dirais plutôt que mes arbres se déshabillent pour l’hiver et je trouve ça bête. Parce qu’il paraît que l’hiver, il fait froid. Il faut vous dire que c’est mon premier hiver. Les feuilles délaissent mes arbres et ils n’ont même pas de pyjama à se mettre comme mes humains le soir quand ils vont dans leur grand panier à dormir.
Moi, je crois que mes arbres ont attrapé la rubéole, la rougeole et aussi la varicelle... Un de ces jours, ils vont tousser... Je suis très inquiet. Pourtant, je continue à faire pipi tous les jours sur leurs pieds. Comme d’habitude.
Si vous saviez, les lapins, dans quel état je suis. Cette maladie de l’automne qu’ont attrapée mes arbres, j’ai bien peur que cela ne leur soit fatal. Et où je vais me cacher pour mes bêtises... Je vous le demande... Hein, où ? Je suis très malheureux de cette situation. Alors, pour me consoler, je mange. Je mange un peu plus tous les jours. Mamounette dit que je me prépare pour l’hiver. Mon dieu ! Et si je perdais mes feuilles à moi, je veux dire mes poils. Oh, pourvu que je n’ai pas attrapé la maladie de mes arbres. Excusez-moi, je vous quitte. Je vais aller quémander une petite chose à manger pour oublier un peu mes soucis.




Charlou le Bidouille








Muriyat

lundi 17 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins.

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Salut les lapins !






Moi, je m’appelle Charlou pour mes papiers de mon identité mais on dit Charlou le Bidouille.
Charlou le Bidouille, c’est mon nom pour les câlins, c’est à dire pour tous les jours de ma vie.


Enfin presque ! Quand j’entends "Charlou" avec une grosse voix grondeuse comme l'orage, ça veut dire que je suis en train de faire une grosse bêtise du genre de déchirer un papier qu’il fallait pas ou voler quelque chose qui se mange à l’heure où on ne mange pas.



Moi, je ne comprends pas qu’on ne mange pas tout le temps.
J’ai un Papounet et une Mamounette qui m’ont adopté. Cela veut dire qu’ils se sont adaptés à ma personnalité. Ce sont des humains mais ils sont très gentils malgré tout.




Pensez donc, ils aimaient les chats. Et les chats ne sont pas des êtres obéissants, ni agréables à vivre Alors que moi, c’est un vrai plaisir de vivre avec moi. Papounet et Mamounette n’ont jamais essayé de me dresser. D’ailleurs, je ne sais pas ce que cela veut dire. Mais j’entends d’autres humains le dire à mon Papounet : «Vous devriez le dresser. C’est un chien pas un chat !» J’en ai donc déduit dans le dedans de ma tête que «dresser» cela voulait dire «apprendre à obéir même si on ne comprend pas pourquoi».


Je ne suis pas dressé, j’ai donc gardé toutes mes qualités et aussi mes défauts qui font mon charme irrésistible.



Alors vous les lapins, vous êtes aussi des humains mais de petits humains. Je vous vois quand je me promène. Vous sortez d’une grande bâtisse qui s’appelle «école». C’est là que vous apprenez des choses comme lire des livres. A la sortie de l’école, il y a des grandes personnes comme Mamounette et quand elles vous voient, elles s’écrient : «Mon lapin !»



J’en ai donc déduit que les petites personnes du genre humain sont des lapins. Moi, les lapins, je les voyais avec des grandes oreilles comme les lapins de la forêt ou du clapier du voisin. Il y a donc deux sortes de lapins. Vous, les petites personnes et les lapins qui me donnent envie de leur courir derrière.



A vous les petites personnes, les lapins, (et aussi aux grandes personnes qui ont gardé leur côté "lapin", j’ai donc décidé de vous écrire des lettres de ma vie. Pour que vous me compreniez. Pour partager mes aventures extraordinaires que les grandes personnes ne peuvent pas toujours comprendre de mon point de vue. Même mon Papounet et ma Mamounette. En devenant de grandes personnes, les lapins que vous êtes, deviennent très raisonnables et oublient beaucoup des choses de la vie qui sont intéressantes.



Mamounette me donne un coup de main pour vous écrire. Parce que mes pattes appuient sur trop de touches en même temps sur l’ordinateur. Et les stylos, je les ronge comme des os. Mamounette comprend très bien ce que je lui dicte. Enfin, presque tous les jours...

Quand elle oublie qu’elle est une grande personne et qu’elle retrouve son côté «lapin».


Les grandes personnes ne se rendent pas compte, -même Papounet et Mamounette qui ont dont gardé un côté «lapin» dans le dedans de leur tête»- que c’est très difficile d’être sage.
Moi, j’ai essayé d’être sage comme un image. Alors, j’ai mangé le journal qui donne le programme des images de la boîte à images qui est dans le séjour. Et bien, c’était une grosse bêtise.

Bon, je vous raconterai d’autres histoires de ma vie dans une autre lettre. Là, nous avons fait connaissance. Je suis votre copain, Charlou, le Bidouille et vous êtes les lapins.

Salut les lapins !
PS : Je m’en vais regarder par ma fenêtre préférée de la maison, si je ne vous vois pas...




Muriyat