dimanche 28 décembre 2008

Glyphe 13 : peau-aime maya

Délivre
L'envie de l'envol
Qui s'éternise morte molle
Dans l'os de l'oiseau
Délivre là
De toute la douleur
De toute la peur
Tu le peux
Car
Le sourire de ton ombre
Le rêve de l'arbre
Et
Le salut au soleil
Suffisent
Pour renverser
La mort



Jean-François Benoist



Muriyat

jeudi 25 décembre 2008

Glyphe12 : peau-aime maya


Peut-être
Est-ce l'envie de l'envol
Qui est morte
Tremblante
En souvenir
Elle s'éternise
Dans l'os de l'oiseau
Elle s'enlise dans la douleur
Toi
Tu déchires la douleur
Qui coule en perles coagulées
Du chapelet du Mort-Dieu
Tu déchires la douleur
Qui perle des barBelés
Des mornes-hommes
Tu déchires la douleur
N'oublie pas
Brûle en les lambeaux.




Jean-François Benoist

Muriyat

mercredi 24 décembre 2008

Glyphe11 : peau aime maya

Tu seras arbre
Tes rêves ta sève
Ton corps ton accord
Avec en contrebas
Le lent solo
D'une contrebasse
En fou jazz
Juste ton rythme
Et
Peut-être
Les autres écouteront
Ta vie
Jusqu'à la comprendre
Jusqu'à l'apprendre





Jean-François Benoist

Muriyat

jeudi 11 décembre 2008

La Grande Attente de Doudou Respect : Comment se patienter avant l'arrivée du Père Noël ?


« Il est où ? Il est où ?Il est où le Pays des Doudous ?Il est là où je pose mon bisou. » (Il est conseillé de chuchoter cette phrase avant de lire le texte et d'embrasser la menotte d'une petite personne, à défaut la vôtre, sous peine de chagriner Doudou Respect. C'est sa petite phrase rituelle pour ne pas perdre le chemin du Pays des Doudous)

Vous vous souvenez de Doudou Respect en pleine impatience d’attente du Père Noël. Grand’Pa’Nours lui a trouvé une occupation : aller choisir le sapin de Noël dans la forêt, ramassez quelques feuilles pour faire des guirlandes. Mais avant tout aller voir Monsieur Broussaille, l’arbre gardien de la forêt.
-« Bon, j’y vais. Je me prépare. Je mets mon bonnet de laine pour ne pas avoir froid, mon cache-nez. Et j’y vais. Il faut que je me dépêche, c’est loin la forêt. Je marche, je marche, je marche. Oui, c’est vraiment loin la forêt.
Un petit oiseau sur le chemin :
-« Hé ! Ho ! Qu’est ce que tu fais par ici, petit Doudou ? »
-« D’abord, je ne suis pas petit. Je suis Doudou Respect et j’attends le Père Noël. »
Le petit oiseau : -« Et bien tu t’y prends d’avance ? Mais qu’est ce que tu fais dans la forêt ? Il n’est pas là le Père Noël. »
-« Je sais bien qu’il n’est pas là, mais c’est rapport à mes guirlandes de mon sapin, qu’il faut que je demande la permission à Monsieur Broussaille, le gardien de la forêt de ramasser des feuilles. Des belles feuilles pour ma guirlande. Et Monsieur Broussaille, je ne sais pas où il s’est caché dans la forêt. Je marche, je marche et j’en ai plein les pattes. Et le Père Noël, il ne viendra pas si j’e n’ai pas mes guirlandes. »
Le petit oiseau : -« Bon. Je te mène jusqu’à Monsieur Broussaille mais il faut que tu sois de meilleure humeur pour le rencontrer. Il faut que tu sois poli. »
Il est vrai que Monsieur Broussaille en tant que gardien de la forêt, on appelle ça un « arbre-cœur » a beaucoup de choses à faire. Et à penser…


Mais quand il voit Doudou Respect, Monsieur Broussaille s’attendrit. Il gronde de sa voix de vieil arbre enraciné depuis des siècles : -« alors Monsieur Doudou Respect, on se promène dans la forêt et que cherches-tu donc petit ours grincheux.
-« D’abord, je ne suis pas petit, et si je suis grincheux, c’est parce que j’attends le Père Noël et je ne sais pas quand il va venir. Cela fait longtemps que j’attends.
-« Et tu en as encore pour un moment à attendre dit Monsieur Broussaille, mais si tu m’aides, cela va aller beaucoup plus vite.
-« Comment ça, beaucoup plus vite, vous allez appeler le Père Noël ? »


- « Ah ! Non mon petit gars, pas question que je dérange ce vieux bonhomme en ce moment avec tout ce qu’il a à faire. Mais on peut lui donner un coup de main. Cela te dit Doudou Respect de donner un coup de main, enfin de patte au Père Noël ? »
-« Bien sûr que ça me dit, si ça peut le faire venir plus vite ! »
-« Bon et bien d’abord, tu va aider Noisette l’écureuil à retrouver l’endroit où il a caché ses noisettes. Ce jeune étourdi ne fait jamais attention. Il les cache et puis il oublie. En échange, Noisette va te préparer une guirlande de feuilles de la forêt. Moi, je te choisis un sapin. »
Aussitôt dit, aussitôt fait, Doudou Respect se fait aider par le petit oiseau pour retrouver les cachettes de Noisette l’écureuil.
Ensuite, Doudou Respect s’en va retrouver Monsieur Broussaille.




-« Déjà là, mon petit gars, et bien tu es un rapide ou bien tu es malin. Tu t’es fait aider n’est ce pas ? Mais ça n’est pas grave. C’est comme cela que le monde fonctionne. En s’aidant les uns les autres, en faisant les choses ensemble. J’ai un autre boulot pour toi Doudou Respect. Mais attention, gronde Monsieur Broussaille, faut garder le secret. »
-« Je promets de garder le secret, si ça peut faire venir plus vite le Père Noël. «
-« Mais oui, mais oui. Tu vas lui donner un sacré coup de main. Tiens, je te présente Gâteau, le Renne du Père Noël. Enfin, un de ces rennes. »
Gâteau, un petit renne s’avance. Il a des bandages aux pattes, et un pansement sur le nez.
-« Comme tu te vois, reprend Broussaille, Gâteau a une fois de plus raté son permis de renne du Père Noël. Il n’a toujours pas assez de points pour faire la distribution des cadeaux aux enfants. Le Père Noël me l’a confié pour que je le surveille. Gâteau est chargé de distribuer les cadeaux des animaux de la forêt. Si tu veux bien l’aider Doudou Respect, tu vas voir, le temps va passer très vide. «
Broussaille, d’une branche, montre un traîneau chargé de nourriture pour les animaux.
Doudou Respect s’installe sur le traîneau. Gâteau s’atèle lui-même. Et c’est le grand départ. Le traîneau s’envole. Gâteau évite les branches de la forêt autant qu’il peut et la distribution commence. Pour les sangliers, les cerfs, les chevreuils, les biches, les oiseaux, les souris et autres mulots… Toutes les créatures de la forêt ont un petit cadeau.
Gâteau est très content de lui, aussi il ne peut s’empêcher avant la fin de la tournée de faire un looping au dessus de la forêt. Et patatras, voici Gâteau, le traineau et Doudou Respect renversés sur la mousse. Heureusement, il n’y a pas de dégât.
Monsieur Broussaille les interpelle, il est temps que Doudou Respect rentre chez lui. Le Père Noël ne va pas tarder.
Doudou Respect remercie Monsieur Broussaille, il pardonne à Gâteau ses erreurs de conduite. Parce que les loopings, il aime bien ça quand c’est réussi. Ils promettent de se revoir tous l’année prochaine.
Doudou Respect a beaucoup de chemin à faire. Gâteau va le ramener chez lui. Sur le traîneau, Doudou Respect charge un joli petit sapin qu’il pourra replanter dans son jardin, une fois que Noël sera passé. La belle guirlande de Noisette l’écureuil orne le sapin des belles couleurs de l’automne. Le petit moineau chante la chanson du sapin. C’est vrai qu’il chante mieux que Doudou Respect.
Tout ce petit monde dit au revoir à Monsieur Broussaille qui est prêt à faire un petit somme. C’est un vrai boulot de veiller sur la forêt.
Quand Doudou Respect arrive chez lui, il installe le sapin avec la guirlande. Il invite Gâteau et le petit moineau à rester avec lui. Ils sont fatigués et ils s’endorment au coin du feu.
Le lendemain matin, la neige est tombée comme un cadeau de Noël. Au pied du petit sapin, il y a des cadeaux, des graines au miel pour le petit moineau, une étoile de Noël pour le petit sapin, un permis avec tous les points pour pouvoir conduire le Père Noël l’année prochaine pour le Renne Gâteau. Et pour Doudou Respect, un grand livre qui raconte « comment attendre le Père Noël sans s’ennuyer ! ».
Un livre qui raconte une histoire qui ressemble à celle que Doudou Respect vient de vivre ou de rêver…
Parce que pour attendre le Père Noël sans s’ennuyer, pour que le temps passe si vite qu’on ne s’en rend pas compte, il suffit de donner un coup de main au Père Noël en préparant quelques cadeaux pour les autres. Des petites surprises qui seront en fait peut être bien plus grandes que les autres.




Muriyat



mercredi 10 décembre 2008

Chroniques de Juste Drôle : La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme !



Un petit livre à lire, publié par Amnesty International et illustré par FOLON dans la collection Folio de Gallimard.
On en parle souvent, mais qui se donne la peine de lire les 30 articles de cette déclaration de savoir-vivre des êtres humains de la planète terre.
Je l'aime ce livre! Il devrait faire partie de toutes les bibliothèques. C'est l'un des rares livres qui ait une dimension planétaire.
A l'échelle de l'humain.
Et il remet les pendules à l'heure de la solidarité internationale, en dépit des égoïsmes et des mesquineries patriotiques.
A l'heure de l'Europe, les horizons des français s'élargissent, mais pourquoi n'apprend-on pas d'abord qu'on est terrien au sein d'une galaxie...
Vue d'en haut, elle est bien petite notre planète bleue, alors les frontières, les murs de haines, les différences, la notion de patrie, est-ce que cela veut encore dire quelque chose ?
La notion de patrie, ce n'est rien de plus que l'endroit où nous avons nos racines culturelles, la source de nos rêves ...
Nous sommes nés­ quelque part, au gré du hasard, la faim ou la société de consommation? Mais qui a créé cette différence sinon l'homme, un animal doué de réflexions qui ne le mènent guère plus loin que la notion de territoire (comme un matou, mais sans l'élégance !), une notion si étriquée, si ridicule au regard des étoiles. Une notion qui pousse l'homme à marcher au pas des musiques militaires au nom d'un Dieu, d'un principe, d'un privilège. Et tout cela à seule fin d'enrichir les marchands de canons ! .
La seule guerre qui vaille la peine d'être entreprise, c'est la lutte contre la faim et l'ennui. Et la lecture de cette déclaration nous rappelle que l'homme n'a pas que des droits, mais aussi des devoirs qui découlent logiquement de ces droits.
Nous vivons en état d'urgence, sans le savoir vraiment, sans le désir de le savoir. La planète terre crève par manque d'ozone et s'empoisonne jour après jour sous les pesticides, les acides qui rongent l'espérance de nos vies. Les Chefs d'Etat parlent beaucoup de cette déclaration des Droits de l'homme mais ils gèrent la survie des hommes tandis que le cours du dollar taxe nos vies et réduit nos rêves à la dimension des écrans gris des téléviseurs jusqu'au prochain tirage du loto.
Ailleurs, mais c'est si loin, des hommes crèvent, le, ventre gonflé par la faim. Les autres, crèvent dans leurs têtes, d'ennui.
Même les Dieux ne sont pas innocents, ils divisent les humains au lieu de les unir et au nom de l'amour, ils cernent la vie d'une barrière de péchés. A qui la faute? A qui se fier? Sinon espérer en l'homme et lutter pour l'application de cette Déclaration des Droits de l'homme comme un rêve à réaliser.
En lisant cette déclaration, on peut retrouver un peu de foi en l'homme Car c'est l'homme qui détient la solution de ses problèmes. Nous sommes tous responsable­, surtout de notre silence. Et tant qu'il y aura un être humain pour s'émouvoir d'une injustice, on peut espérer en la vie, en attendant!

Boris Vian: " Un jour, il y aura autre chose que le jour ... ".
Lire cette déclaration de bout en bout, c’est comme un coup de pied quelque part, ça vous secoue les états d'âme. Et ça provoque le désir d'aller un peu plus loin que soi, vers les autres.
J’ai écrit ce papier en 89 et je n’ai pas de mots à retirer. Sinon de l’amertume en plus tant il y a encore de chemin à parcourir. Tous les mots de ce petit livre reste encore un rêve pour une grande partie de l’humanité.





Muriyat

mardi 9 décembre 2008

"Les âmes vagabondes" de Stephenie Meyer, idéale introduction à la science-fiction



Stephenie Meyer, cela fait un moment que j'en entends parler, à tel point que je n'osais m'attaquer à la série " Fascination".
Là, pas de problème, sur la grille de la bibliothèque intercommunale des Monts et Vallées de Saint Nicolas d'Aliermont, je suis la première à m'emparer de celui-ci.
D'abord, il y a la couverture, une petite réussite que cet oeil qui vous regarde si intensément qu'il vous appelle. Et puis le titre "Les âmes vagabondes". Je n'avais aucune idée de ce dont quoi il s'agissait.
Une fois le livre en main, j'ai eu une hésitation. La quatrième de couverture suggérait une histoire de science-fiction. J'adore la science-fiction et je déteste qu'on l'utilise à mauvais escient. C'est à dire qu'on s'empare du genre pour me faire gaver une histoire banale bien souvent avec lourdeur.
Je risque l'aventure et le soir même, sous la couette, alors que la froidure serre les boulons, j'entre dans le livre à pas menu...
Très vite, je suis en pleine dévoration des mots. Je me retrouve dans la situation dans laquelle j'étais en tant que lectrice il y a une trentaine d'années, après une expérience détestable en science-fiction, je ne voulais plus en lire une seule page. Et c'est Kate Wilhelm avec "Hier, les oiseaux" et une histoire de clonage, qui m'avait apprivoisée pour qu'au bout du compte, je me passionne pour le genre.
Là, avec Stephenie Meyer, je retrouve cet enchantement. Bien sûr, je suis plus difficile à contenter maintenant et je vois les quelques insuffisances pour une lectrice chevronnée du genre SF. Mais quand même, Stephenie Meyer a un vrai talent de raconteuse, de narratrice d'histoire. Elle met du coeur à l'ouvrage. Et on se laisse happer.
L'histoire est simple, des créatures parasites ont besoin d'un corps pour exister physiquement. Elles s'appelles des âmes. Elles parasitent leurs hôtes sans violence. Mais il n'empêche que c'est un parasitage. Quelques humains se rebellent. D'autres déjà parasités se rebellent de l'intérieur. C'est à dire que le corps est en lutte contre l'âme qui en a le contrôle.
De là, on ouvre le café philosophique pour discuter de ce qu'est une âme, qu'est ce que l'humanité, son devenir, l'écologie, la violence, l'amour, ce qui constitue une famille.
Autant de pistes de réflexion qu'on appréhende avec le plaisir de lire en supplément.
Je conseille vivement cette lecture à tous ceux et celles qui disent : de la science-fiction, moi, jamais ! Ce sera peut être leur première lecture du genre et l'envie d'en lire d'autres.
Ne serait ce que pour le simple plaisir de lire. De plus Stephenie Meyer a le talent d'écrire pour tous, les adolescents et les adultes et c'est si rare de pouvoir partager le plaisir de lire entre les générations.
A lire absolument...
Channe

Muriyat

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : l'attente du Père Noël


Salut les lapins !

Wouaff !
(Soupir, long soupir , très long soupir)
Wouaaafff ! Huuuuum !
J’en peux plus d’attendre le Père Noël.
Et pourquoi il ne vient qu’une fois par an, ce Père Noël ?
J’aimerais bien qu’il vienne plus souvent.
Je l’attendrais moins longtemps.

Mais bon, c’est un sacré boulot pour le Père Noël cette distribution. Le reste du temps, il doit se reposer.
Enfin moi, c’est ce que je ferais à sa place.

Déjà rien que de penser à Noël, ça m’énerve de partout. Je me sens tout électrique dans mes poils. Il faut que je me roule les pattes en l’air sur le tapis pour me calmer.
Après je fais un petit somme. Et ça recommence, je me réveille et il faut attendre à nouveau. Et se rouler encore une fois... Le tapis en profite pour me voler mes poils.
Je me suis dit : les lapins doivent être comme moi. Tout énervé et en impatience. Est-ce que vous vous roulez aussi les pattes en l’air sur le tapis pour vous patienter ?
Le mois de Noël, c’est le mois le plus long de l’année, je trouve.
Mamounette me dit que les lapins ne se roulent pas pattes en l’air sur les tapis comme moi. Enfin pas aussi souvent.
Je m’inquiète.
Comment vous faites alors pour attendre le Père Noël, les enfants ?

Mamounette me dit que les enfants (les lapins quoi !) font des dessins, aident à décorer le sapin. Je me suis assis sur mon derrière bien comme il faut pour écouter Mamounette. Elle m’a montré des dessins de lapins et j’ai bien regardé, enfin reniflé, des fois que ça soit vos dessins. Si je vous rencontrais un jour, je pourrais vous reconnaître...
Pour que je sois un peu plus sage, Mamounette m’a montré un livre sur le Père Noël et ses lutins. Il y en a des mystères à rêver dans ce livre. Mamounette me tourne les pages rapport à mes pattes que je n’y arrive pas. Et que ça m’énerve...
J’ai aidé Mamounette à faire des cartes de Noël pour ses amis. Avec mes pattes, j’ai fait des empreintes de peinture dessus. Je ne suis pas certain que Mamounette apprécie vraiment. Faut dire que c’est l’hiver et que des poils ont poussé entre les coussinets de mes pattes. Alors, ça a fait déborder l’encre sur mes poils et cela fait un pâté que je trouve qu’il est très joli quand même.
Mes poils de l’hiver de mes pattes, je ne veux pas qu’on me les coupe. Parce que c’est comme qui dirait mes chaussettes de l’hiver. Et mes pattes, j’en ai besoin pour faire des trous dans le jardin même si en principe, on n’a pas le droit. Papounet n’aime pas les reboucher mais il le fait quand même. C’est Mamounette qui insiste pour qu’on les referme.
Comme si je faisais des trous pour qu’on les rebouche. Mais c’est encore quelque chose que mes humains ne comprennent pas. Même l’hiver, il faut faire des trous dans le jardin. Et il fait froid !
Là, j’attends le Père Noël. Je rêve de lui et de toutes les choses fantastiques qu’il va m’apporter. Mais c’est long d’attendre...
Je vais aller voir du côté de la cuisine si je ne peux pas me réconforter avec une petite sucrerie, même si c’est interdit.
Joyeux Noël les lapins!
Charlou le Bidouille qui n’en peut plus d’attendre.







Muriyat

lundi 8 décembre 2008

Glyphe 10 : peau aime maya

Rien ni personne
Ne peut éteindre l'âme-flamme
Insensible et insensée
Aux glacis de la mort
L'âme-flamme
Scande et danse
L'incandescence de la vie
Jusqu'à ce que l'A-Venir
Clos encore
Ose éclore
Alors ce sera l'Autre-jour
Et tu salueras le soleil.
Jean-François Benoist

Muriyat

dimanche 7 décembre 2008

Atelier "Art en Jeux" : La Fête des Doudous


La Fête des Doudous, c'était ce samedi 6 Décembre à l'Atelier "Art en Jeux" de la Maison Jacques Prévert, pour le groupe du samedi après midi.

Pourquoi ce jour là ? Et avec ce groupe là ? Parce que c'était une demande.

La semaine dernière, nous avons fêté l'anniversaire de Doudou Respect. Comme il est de tradition pour lui, Doudou Respect considère que c'est son anniversaire dès lors qu'il rencontre plus de deux enfants. Ce qui lui offre la possibilité de fêter son anniversaire à de nombreuses reprises dans l'année quand nous n'en fêtons qu'un.

Et samedi dernier, les plus jeunes ont demandé pourquoi leur doudou n'avait pas d'anniversaire. Aussitôt dit, aussitôt saisi, le rêve de réunir toutes nos enfances s'est concrétisé par l'idée de venir tous avec nos doudous pour les fêter autour de Doudous Respect. Personnellement, je rêve d'organiser une fête des doudous à l'échelle d'une ville. Et de plusieurs générations de doudous. Pour l'occasion, Grand'Pa'Nours s'est joint aux festivités. Tout comme sa petite personne du temps d'enfance, Grand'Pa'Nours a matériellement 60 ans mais dans les rêves, le temps d'aimer ne se décompte pas.

Donc, Zoé, Milla, Léo, Robin, Marie-Bénédicte, Rachèle, Mathilde et Samuel sont venus avec leur doudous.






Parfois le coeur est assez grand pour en avoir plusieurs. Mais les bras et la volonté des parents pour transporter tout ce petit monde font qu'on avait fixé la règle à deux doudous par petite personne. Il faut dire que l'Atelier n'est pas si grand et qu'il faut pouvoir y travailler. Là, nous étions en pleine préparation des Fêtes de Noël, côté décoration et pas question de mettre de la colle chaude sur les doudous.



Pour satisfaire au goût de tous, nous avons partagé un gâteau au chocolat. Mais le plus important de tout, c'est qu'à un moment, nous avons tous eu 5 ans en même temps. 5 ans pas plus. Les grandes personnes, les adolescents et les plus petits, nous avons eu 5 ans. Les doudous ont pris vie dans les mains et raconté des histoires. C'était notre temps du rêve.

Et pour conclure, Juste Drôle vous invite à lire la phrase de Raoul Vaneigem pour regarder le monde autrement.




Muriyat

vendredi 5 décembre 2008

Atelier "Art en Jeux : Carte blanche à Capucine

Capucine a 6 ans et c'est sa deuxième année à l'Atelier Art en Jeux.

Le thème pour cette année, c'est de faire un voyage pour découvrir tous les contes de créations du monde et les oeuvres d'art qu'on dit "premiers" qui déclinent les mêmes histoires. Nous jetons aussi un coup d'oeil du côté de l'art contemporain dans chacun des pays qu'on traverse. Capucine, pour l'Australie, a privilégié les animaux et entre tous, les koalas. Voici une famille koala, la maman, la grande soeur et le papa koala dans l'arbre.
La technique utilisée par Capucine, les crayons de couleurs aquarellables et un feutre noir très fin.
Après la chaleur de l'Australie, Capucine a mis cap à l'extrême nord à la découverte des graphismes des Inuits. Mais Capucine, pour raconter l'apparition des humains, a choisi de mettre des sourires sur les visages (qui dans le modèle original avait des expressions colériques). Elle a aussi choisi de leur donner des couleurs, là où le noir de fumée, le rouge et le blanc conjuguait la gravité. Il est vrai qu'à l'extrême nord, le choix des pigments est plus réduit qu'à l'atelier.
Technique utilisée : crayons de couleurs aquarellables, finitions avec le stylo à plume, le rotring.

Du côté des contes, Capucine a choisi les oiseaux. Dans de nombreuses contrées de la terre, les oiseaux interviennent. Ne dit-on pas qu'une hirondelle apporte le printemps. Ici, les oiseaux créent le jour et la nuit.
Technique utilisée : feutres, crayons de couleurs aquarellables et crayons patates à l'acrylique (Imaginez une frite dont on coupe le bout et dont on se sert comme tampon), et finitions au rotring.



Dans son voyage, Capucine a effectué une plongée profonde dans les grottes enfumées des premiers humains artistes. Et ce cheval avec son cavalier en noir de fumée est devenu avec les couleurs de Capucine, un cavalier soleil. C'est comme cela que nous l'appelons maintenant : le cavalier soleil.
Capucine poursuit son voyage avec nous dans l'espace-temps pour distribuer des couleurs et des sourires là où les ombres et les peurs des premiers humains s'imposaient en noir de cendres.
(A suivre...)


Muriyat

jeudi 4 décembre 2008

Glyphe 9 : peau-aime maya

Quand le maître ordonne
T'impose un acte qui ne t'appartient pas
Si tu obéis
C'est à la peur
Que tu te soumets
Et ton enfance se casse
Alors
Il sera trop tard
pour t'inventer
Et morte morne
Ta vie sera étroite
Jean-François Benoist


Muriyat

mercredi 3 décembre 2008

Atelier "Art en jeux" : Emerveilles fantastiques !

Louis et Louis, deux jeunes artistes "sculpteurs" du Peut-Etre.
Pour remplir vos yeux de leurs rêves, cliquez sur l'image pour les voir grand.....














Oeuvrage de Louis : Créature fantastique des terres primitives d'antan...





Matière : bois flotté, bois du jardin, écorce de forêt, sable, terre argileuse du Pays de Bray, rouille et imagination....

et oeuvrage de Louis, Soldatesque fantastique des Brumes.









Terminée ce mercredi, ces deux réalisations ont demandé quatre séances d'atelier en l'espace de La Maison Jacques Prévert avec l'aide de Jean-François Benoist.
D'autres créatures tout aussi fantastiques sont en gestation dans les rêves des petites personnes.


Muriyat

lundi 1 décembre 2008

Glyphe 8 : peau-aime maya

A l'attrait du piège flamboyant
Tu as préféré songer
Tu as osé regarder tes rêves
Maintenant
Tu sais retourner le ciel
Jusqu'à ses infinis
Au delà des jours cassés
Tu inventeras les grandes plaines
Jean-François Benoist
Muriyat

La Grande Attente de Doudou Respect : le Père Noël




« Il est où ? Il est où ?
Il est où le Pays des Doudous ?
Il est là où je pose mon bisou. »
(Il est conseillé de chuchoter cette phrase avant de lire le texte et d'embrasser la menotte d'une petite personne, à défaut la vôtre, sous peine de chagriner Doudou Respect. C'est sa petite phrase rituelle pour ne pas perdre le chemin du Pays des Doudous)

Doudou Respect ? Hé ! Doudou Respect ? Qu’est-ce que tu fais ? T’es fâché ?
Tu n’as pas une histoire à nous raconter.
Hé ! Doudou Respect, tu es là ? Je ne vois que le bout de tes pattes. Qu’est-ce qui t’arrive ?
-« Hon, hon, hon, je boude et j’attends. »
-« Quoi ! Tu boudes et tu attends. Pourquoi tu boudes ? »
-« Parce que j’attends. Et j’attends depuis longtemps. Alors, je boude. Na ! »
-« Mais qui attends-tu Doudou Respect ? »


-« J’attends le grand bonhomme tout rouge avec une barbe blanche qui va m’apporter des cadeaux. Et il n’est toujours pas venu. Ça fait longtemps que j’attends. Je trouve que c’est trop long. Je m’ennuie. Alors, je boude. Je boude et j’attends. »
-« Doudou Respect, ton grand bonhomme tout rouge avec la barbe blanche, ce ne serait pas, -est ce que vous pouvez m’aider les enfants- ce ne serait pas le Père Noël par hasard. »
-« Oui, c’est comme ça qu’il s’appelle le bonhomme que j’attends. C’est le Père Noël et je l’attends. »
-« Mais, Doudou Respect, le Père Noël ne vient qu’à Noël et ce n’est pas encore le moment. Noël, c’est le 25 décembre. »
-« Oui, mais, c’est bientôt le 25 décembre ? »
-« Et bien, ce n’est pas pour tout de suite. Il va te falloir attendre encore plusieurs jours, et même des semaines. Les arbres ont encore toutes leurs feuilles. Doudou Respect, je te conseille de t’occuper pour attendre. Il faut que tu patientes. »
-« Ça ; j’aime pas faire, me patienter, ça m’énerve. Je préfère bouder. Na ! Je boude et j’attends. »
-« Je crois que pour accueillir le Père Noël, il faut que tu sois de meilleure humeur, Doudou Respect. Tu ne crois pas ? Et si tu passes tout ton temps sous ta couverture à bouder et bouder encore, le temps va te paraître encore plus long.
Et si tu préparais la venue du Père Noël ? Pour lui souhaiter la bienvenue, tu peux faire des choses. Beaucoup de choses. »
-« J’ai pas le temps. Il va venir bientôt, je te dis. »


-« Doudou Respect, connais-tu les saisons ? D’abord, il y a le printemps et puis l’été. Là, nous sommes en automne. Et le Père Noël vient au début de l’hiver. Alors, tu as le temps de faire plein de choses. »
-« C’est bien vrai ça. Il faut que je commence par quoi pour faire venir le Père Noël ? »
-« Et bien, cela ne le fera pas venir plus tôt mais tu peux préparer la décoration du sapin pour t’occuper. »
-« D’abord, j’en ai pas de sapin. Je ne sais pas ce que c’est. »
-« Doudou Respect, tu fais un caprice. Tu exagères un peu avec ton vilain caractère. Un sapin, tu sais bien que c’est un arbre de la forêt qui a de petites épines qui restent vertes même l’hiver. »
-« S’il a des épines le sapin, je vais me piquer les pattes et le nez. »
-« Mais non, ce sont des épines toute douces qui sentent bon la sève de sapin. Tu connais la chanson « Mon beau sapin –
Roi des forêts
Que j'aime ta verdure ! »
-« J’ai pas envie de chanter. Je veux préparer la décoration du sapin. Je veux mon sapin»
-« Pour le sapin, c’est encore un peu tôt. Tu peux le choisir mais le laisser là où il est dans la forêt. Alors, tu peux commencer par les guirlandes. »
-« C’est quoi, ça, les guirlandes. »
-« Et bien, les guirlandes, ce sont des décorations qui couvrent l’arbre de Noël. C’est le Père Noël qui a décidé que les fils d’araignées sur les sapins seraient de couleur argentée pour Noël. Depuis, nous n’arrêtons pas d’inventer toutes sortes de guirlandes. »

-Mais, je vais les trouver où mes guirlandes à moi ? Je n’aime pas les araignées et je crois qu’elles ne m’aiment pas non plus. Elles ne vont pas décorer mon sapin. D’abord, ce sera mon sapin à moi, de mon Noël à moi »
-« Pour décorer le sapin, tu peux te servir de l’automne, la saison qui vient juste avant l’hiver. Puisque nous sommes en automne alors que tu attends déjà le Père Noël. L’automne c’est la saison qui fait tomber les feuilles des arbres. Et si tu en ramassais quelques unes pour faire des guirlandes. »
-« Bon, faut que j’aille dans la forêt alors pour choisir mon sapin et préparer mes guirlandes. Tu viens avec moi, Grand Pa Nours»
-« Hé ! Je ne suis plus tout jeune mon petit gars. J’ai mes rhumatismes qui se réveillent. Et tu es drôlement grincheux en ce moment. Si tu passais plutôt voir Monsieur Broussaille, le bonhomme arbre de la forêt, il te dira où trouver des feuilles très belles pour tes guirlandes. Il te conseillera dans le choix de ton sapin de Noël. Et il vaut mieux lui demander sa permission avant de prendre quoi que ce soit dans la forêt. Des fois, il pourrait bien être aussi grincheux que toi et se fâcher. Monsieur Broussaille, tu sais bien, c’est comme qui dirait le gardien de la forêt. Bon, tu lui dis bonjour de ma part. Et prends ton temps, Doudou Respect, Noël, ce n’est pas demain.»
-« Bon, j’y vais. Je me prépare. Je mets mon bonnet de laine pour ne pas avoir froid, mon cache-nez. Et j’y vais. Il faut que je me dépêche, c’est loin la forêt.


A suivre...
Muriyat

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : à propos du Père Noël

Salut les lapins !

Je me sens tout ébouriffé parce que je crois que le Père Noël ne va pas tarder à venir faire un tour chez moi. Je suppose qu’il vient aussi chez vous ?
Je ne l’ai jamais vu pour de vrai. C’est comme les lutins. Je n’en ai pas encore vu non plus. Et il n’y a plus de champignons dans le jardin pour que je puisse les trouver. Mamounette me dit que ce n’est plus la saison. Il faut que je me patiente.
Mais le Père Noël, on sait qu’il est venu, lui, parce qu’il laisse plein de paquets colorés avec des choses qu’on espérait dedans. Cela s’appelle des cadeaux. Et j’adore ça, les cadeaux. Surtout les miens !
Je déchire le papier aussi vite que je peux avec mes dents et il y a toujours quelque chose dedans qui me met en joie. Et ce n’est même pas mon anniversaire à Noël. (Je n’ai qu’un anniversaire dans l’année. Mamounette me dit que c’est normal. Moi, je trouve que ça n’est pas souvent...)
Enfin, il est fantastique le Père Noël.
Alors, si je crois qu’il ne va pas tarder à venir, c’est parce qu’il vient toujours quand mes arbres sont tout nu. Et il ne leur reste plus que quelques feuilles à mes arbres. J’aimerais bien que Monsieur le vent fasse un petit effort pour les décrocher.

Et puis, il y a un autre signe qui ne trompe pas et qui annonce aussi la venue du Père Noël : on reçoit des catalogues de jouets au courrier. Je ne sais pas si c’est le Père Noël qui les envoie. Je ne crois pas. Parce que sinon, je commanderais presque tout, sauf les jouets à construire, (du genre des puzzles que Mamounette aiment bien faire), rapport à mes pattes que j’y arrive pas. Et ça me met en boule de poils énervés ces jouets-là. Mais, le reste... J’aime bien tout le reste. Surtout les peluches et ce qui ce mange...
Bon, Mamounette m’a expliqué, que les catalogues de jouets, c’était pour rêver. Cela ne voulait pas dire que tout était pour nous. Cela servait à penser très fort au jouet qu’on préfère pour aider le Père Noël à choisir.
Mais le Père Noël, il a le droit de nous faire des surprises.
Moi, de toutes les façons, j’adore les surprises. Et plus encore, les surprises du Père Noël. Je lui fais confiance. La seule chose qui m’inquiète, c’est qu’il trouve bien ma maison. Mais, il parait qu’il y a des lutins pour l’aider.
Enfin, pour faire un signe au Père Noël, on habille un arbre avec des guirlandes. Cet arbre-là, il n’est pas comme les autres, il ne se déshabille pas l’hiver. Mais c’est à lui qu’on met des décorations. Il s’appelle le sapin. C’est surtout Mamounette qui décore. Papounet, il passe l’aspirateur. Pour une fois...
Moi, les guirlandes, ce n’est pas facile avec mes pattes comme je vous ai déjà dit. Et puis les guirlandes, j’aime bien m’emmêler dedans. Au bout du compte, on pourrait croire que c’est moi qui fais le sapin. Mamounette, elle préfère que je la regarde. En restant sage...
C’est facile à dire, mais c’est difficile à faire.
Il y a une chose que je n’oublie pas, c’est de mettre mon panier au pied du sapin. Je n’ai pas de chaussures, ni de chaussettes, moi ! Et finalement, mon panier, c’est plus grand.
Je vous dis tout ça parce que le Père Noël, j’ai vu son image dans une drôle de boîte qui est installée dans le séjour. Cela s’appelle une télévision. Il s’en passe des choses dans cette boîte. Cela bouge, ça fait du bruit.
Et j’y ai aperçu le Père Noël. Mais je ne crois pas que c’était le vrai.
Bon, je vais commencer à l’attendre, le Père Noël.
Mamounette me dit que c’est trop tôt.
Mais j’ai tellement envie qu’il arrive vite le Père Noël.
Pour me patienter un peu, je vais m’installer devant la boîte à images, la télévision.
A bientôt !
Charlou le Bidouille, votre copain en impatience...
Ou peut être que je vais manger quelque chose pour réfléchir à la gentille lettre que je pourrais écrire au Père Noël.
Charlou le Bidouille qui aime beaucoup, mais vraiment beaucoup le Père Noël.

Muriyat