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vendredi 18 juin 2010

Enfance des couleurs, l'art en jeu sur la peau du monde

Voici quelques photos des tableaux des enfants de l'atelier Art en Jeux.   A voir en la Maison Jacques Prévert.



L'atelier ferme ses pages pour l'été. Mais nous préparons le prochain tour du monde pour la rentrée, le mercredi 1er Septembre...
Muriyat

mardi 24 novembre 2009

L'Atelier "Art en Jeux" : des Kolams porte-bonheur !

Les enfants de l'Atelier "Art en jeux" ont commencé comme chaque année leur tour de la terre. Après la Chine et le Tibet, nous voici en Inde. Nous avons dessiné des kolams, ces signes qui portent bonheur que l'on réalise avec des pigments et de la poudre de riz dans la cour des maisons. Nous nous sommes contentés de la simplicité du kolams à 6 points mais nous les avons déclinés en couleurs vives comme celles de l'Inde.
Pour référence, un livre.


Les kolams tracés, nous les avons colorés à la craie grasse (autrement dit au pastel gras), en mettant une couleur claire d'abord, puis en superposant une couleur plus foncée mais assortie. Ainsi du jaune et de l'orange par dessus, ou du jaune et du rouge, du jaune et du vert et bien d'autres mélanges...
Puis avec des tournevis, un échantillonnage de différentes tailles, des petites cuillères à glace, nous avons gratté la couleur du dessus, en traçant une série de graphisme selon l'inspiration. Voici le résultat sous forme d'une petit clip pour porter bonheur, si possible, pour la conférence de Copenhague où l'on doit prendre des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique.
Les kolams, nous les avons aussi réalisé en linogravure pour les imprimer et les envoyer à nos amis pour Noël ou pour enguirlander notre sapin de bonheur.


Les enfants de l'Atelier "Art en Jeux : Ombeline, Robin, Léo, Mélissa, Emma, Jean, Sonia, Louis V, Théo, Capucine, Ondine, Louis A, Bastien, Dolly, Joris, Antoine, Chloé, Maxence, Hugo, Matheo, Jérémy, Elie, Jonas, Marthe, Mila, Mathilde, Zoé, Christophe, Camille, Manon, Camille... avec l'aide de Jeff et de Chantal.
Muriyat

vendredi 5 décembre 2008

Atelier "Art en Jeux : Carte blanche à Capucine

Capucine a 6 ans et c'est sa deuxième année à l'Atelier Art en Jeux.

Le thème pour cette année, c'est de faire un voyage pour découvrir tous les contes de créations du monde et les oeuvres d'art qu'on dit "premiers" qui déclinent les mêmes histoires. Nous jetons aussi un coup d'oeil du côté de l'art contemporain dans chacun des pays qu'on traverse. Capucine, pour l'Australie, a privilégié les animaux et entre tous, les koalas. Voici une famille koala, la maman, la grande soeur et le papa koala dans l'arbre.
La technique utilisée par Capucine, les crayons de couleurs aquarellables et un feutre noir très fin.
Après la chaleur de l'Australie, Capucine a mis cap à l'extrême nord à la découverte des graphismes des Inuits. Mais Capucine, pour raconter l'apparition des humains, a choisi de mettre des sourires sur les visages (qui dans le modèle original avait des expressions colériques). Elle a aussi choisi de leur donner des couleurs, là où le noir de fumée, le rouge et le blanc conjuguait la gravité. Il est vrai qu'à l'extrême nord, le choix des pigments est plus réduit qu'à l'atelier.
Technique utilisée : crayons de couleurs aquarellables, finitions avec le stylo à plume, le rotring.

Du côté des contes, Capucine a choisi les oiseaux. Dans de nombreuses contrées de la terre, les oiseaux interviennent. Ne dit-on pas qu'une hirondelle apporte le printemps. Ici, les oiseaux créent le jour et la nuit.
Technique utilisée : feutres, crayons de couleurs aquarellables et crayons patates à l'acrylique (Imaginez une frite dont on coupe le bout et dont on se sert comme tampon), et finitions au rotring.



Dans son voyage, Capucine a effectué une plongée profonde dans les grottes enfumées des premiers humains artistes. Et ce cheval avec son cavalier en noir de fumée est devenu avec les couleurs de Capucine, un cavalier soleil. C'est comme cela que nous l'appelons maintenant : le cavalier soleil.
Capucine poursuit son voyage avec nous dans l'espace-temps pour distribuer des couleurs et des sourires là où les ombres et les peurs des premiers humains s'imposaient en noir de cendres.
(A suivre...)


Muriyat

lundi 1 décembre 2008

La Grande Attente de Doudou Respect : le Père Noël




« Il est où ? Il est où ?
Il est où le Pays des Doudous ?
Il est là où je pose mon bisou. »
(Il est conseillé de chuchoter cette phrase avant de lire le texte et d'embrasser la menotte d'une petite personne, à défaut la vôtre, sous peine de chagriner Doudou Respect. C'est sa petite phrase rituelle pour ne pas perdre le chemin du Pays des Doudous)

Doudou Respect ? Hé ! Doudou Respect ? Qu’est-ce que tu fais ? T’es fâché ?
Tu n’as pas une histoire à nous raconter.
Hé ! Doudou Respect, tu es là ? Je ne vois que le bout de tes pattes. Qu’est-ce qui t’arrive ?
-« Hon, hon, hon, je boude et j’attends. »
-« Quoi ! Tu boudes et tu attends. Pourquoi tu boudes ? »
-« Parce que j’attends. Et j’attends depuis longtemps. Alors, je boude. Na ! »
-« Mais qui attends-tu Doudou Respect ? »


-« J’attends le grand bonhomme tout rouge avec une barbe blanche qui va m’apporter des cadeaux. Et il n’est toujours pas venu. Ça fait longtemps que j’attends. Je trouve que c’est trop long. Je m’ennuie. Alors, je boude. Je boude et j’attends. »
-« Doudou Respect, ton grand bonhomme tout rouge avec la barbe blanche, ce ne serait pas, -est ce que vous pouvez m’aider les enfants- ce ne serait pas le Père Noël par hasard. »
-« Oui, c’est comme ça qu’il s’appelle le bonhomme que j’attends. C’est le Père Noël et je l’attends. »
-« Mais, Doudou Respect, le Père Noël ne vient qu’à Noël et ce n’est pas encore le moment. Noël, c’est le 25 décembre. »
-« Oui, mais, c’est bientôt le 25 décembre ? »
-« Et bien, ce n’est pas pour tout de suite. Il va te falloir attendre encore plusieurs jours, et même des semaines. Les arbres ont encore toutes leurs feuilles. Doudou Respect, je te conseille de t’occuper pour attendre. Il faut que tu patientes. »
-« Ça ; j’aime pas faire, me patienter, ça m’énerve. Je préfère bouder. Na ! Je boude et j’attends. »
-« Je crois que pour accueillir le Père Noël, il faut que tu sois de meilleure humeur, Doudou Respect. Tu ne crois pas ? Et si tu passes tout ton temps sous ta couverture à bouder et bouder encore, le temps va te paraître encore plus long.
Et si tu préparais la venue du Père Noël ? Pour lui souhaiter la bienvenue, tu peux faire des choses. Beaucoup de choses. »
-« J’ai pas le temps. Il va venir bientôt, je te dis. »


-« Doudou Respect, connais-tu les saisons ? D’abord, il y a le printemps et puis l’été. Là, nous sommes en automne. Et le Père Noël vient au début de l’hiver. Alors, tu as le temps de faire plein de choses. »
-« C’est bien vrai ça. Il faut que je commence par quoi pour faire venir le Père Noël ? »
-« Et bien, cela ne le fera pas venir plus tôt mais tu peux préparer la décoration du sapin pour t’occuper. »
-« D’abord, j’en ai pas de sapin. Je ne sais pas ce que c’est. »
-« Doudou Respect, tu fais un caprice. Tu exagères un peu avec ton vilain caractère. Un sapin, tu sais bien que c’est un arbre de la forêt qui a de petites épines qui restent vertes même l’hiver. »
-« S’il a des épines le sapin, je vais me piquer les pattes et le nez. »
-« Mais non, ce sont des épines toute douces qui sentent bon la sève de sapin. Tu connais la chanson « Mon beau sapin –
Roi des forêts
Que j'aime ta verdure ! »
-« J’ai pas envie de chanter. Je veux préparer la décoration du sapin. Je veux mon sapin»
-« Pour le sapin, c’est encore un peu tôt. Tu peux le choisir mais le laisser là où il est dans la forêt. Alors, tu peux commencer par les guirlandes. »
-« C’est quoi, ça, les guirlandes. »
-« Et bien, les guirlandes, ce sont des décorations qui couvrent l’arbre de Noël. C’est le Père Noël qui a décidé que les fils d’araignées sur les sapins seraient de couleur argentée pour Noël. Depuis, nous n’arrêtons pas d’inventer toutes sortes de guirlandes. »

-Mais, je vais les trouver où mes guirlandes à moi ? Je n’aime pas les araignées et je crois qu’elles ne m’aiment pas non plus. Elles ne vont pas décorer mon sapin. D’abord, ce sera mon sapin à moi, de mon Noël à moi »
-« Pour décorer le sapin, tu peux te servir de l’automne, la saison qui vient juste avant l’hiver. Puisque nous sommes en automne alors que tu attends déjà le Père Noël. L’automne c’est la saison qui fait tomber les feuilles des arbres. Et si tu en ramassais quelques unes pour faire des guirlandes. »
-« Bon, faut que j’aille dans la forêt alors pour choisir mon sapin et préparer mes guirlandes. Tu viens avec moi, Grand Pa Nours»
-« Hé ! Je ne suis plus tout jeune mon petit gars. J’ai mes rhumatismes qui se réveillent. Et tu es drôlement grincheux en ce moment. Si tu passais plutôt voir Monsieur Broussaille, le bonhomme arbre de la forêt, il te dira où trouver des feuilles très belles pour tes guirlandes. Il te conseillera dans le choix de ton sapin de Noël. Et il vaut mieux lui demander sa permission avant de prendre quoi que ce soit dans la forêt. Des fois, il pourrait bien être aussi grincheux que toi et se fâcher. Monsieur Broussaille, tu sais bien, c’est comme qui dirait le gardien de la forêt. Bon, tu lui dis bonjour de ma part. Et prends ton temps, Doudou Respect, Noël, ce n’est pas demain.»
-« Bon, j’y vais. Je me prépare. Je mets mon bonnet de laine pour ne pas avoir froid, mon cache-nez. Et j’y vais. Il faut que je me dépêche, c’est loin la forêt.


A suivre...
Muriyat

mardi 25 novembre 2008

Chroniques de Juste Drôle : de l'enfance ou l'Art en Jeux


Les artistes ne seraient pas des adultes comme les autres ? Sans aucun doute, nous souscrivons à cette assertion. Les artistes gardent en eux la petite personne qu'ils ont été ou qu'ils ont rêvé d'être. Ils peuvent parfaitement assumer les responsabilités d'un adulte mais l'enfant rêveur qui les habite les rappelle sans cesse à l'ordre des rêves. Tant et si bien que ces drôles d'adultes s'inscrivent parfois très maladroitement dans le monde des réalités quotidiennes. Mais ce monde-là est il la réalité ?

Ne pourrait on pas tout comme les aborigènes ou d'autres peuples, inscrire nos rêves en tant que vraie réalité. Donner un vrai espace à l'existence de ces rêves.

Il est un espace où nous vivons cet ordre du rêve réel et de la réalité rêvée.

C'est l'atelier "Art en Jeux" de la Maison Jacques Prévert. Il existe à Dieppe, sur la falaise dans un lieu de vie associatif (Maison des Jeunes et de la Culture), un lieu de culture populaire, un lieu pour de partage pour s'enrichir mutuellement des "savoir vivre" heureusement.

A l'atelier "Art en Jeux" dont nous sommes les initiateurs, mon compagnon et moi, nous vivons les mercredi et les samedi, des rencontres intenses avec les enfants de tous les âges. Les adultes sont d'ailleurs les bienvenues.

Là, dans un espace-temps donné, l'enfance et les rêves peuvent exister. A condition de respecter les rêves des autres... Les enfants en général comprennent très vite la nécessité de quelques règles pour être plus libres ensuite en création.

D'autres espaces existent comme celui-là.

Ce sont des activités qu'on qualifient de non-rentables dans le monde d'aujourd'hui.

Mais au regard de l'humain, de la transmission, du plaisir d'être ensemble, du partage des savoirs, de l'imaginaire, cet atelier est enrichissant.

En tant qu'adultes et artistes, ce lieu est vivifiant. Il permet à notre propre créativité de se ressourcer sans cesse.






Muriyat