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jeudi 11 décembre 2008

La Grande Attente de Doudou Respect : Comment se patienter avant l'arrivée du Père Noël ?


« Il est où ? Il est où ?Il est où le Pays des Doudous ?Il est là où je pose mon bisou. » (Il est conseillé de chuchoter cette phrase avant de lire le texte et d'embrasser la menotte d'une petite personne, à défaut la vôtre, sous peine de chagriner Doudou Respect. C'est sa petite phrase rituelle pour ne pas perdre le chemin du Pays des Doudous)

Vous vous souvenez de Doudou Respect en pleine impatience d’attente du Père Noël. Grand’Pa’Nours lui a trouvé une occupation : aller choisir le sapin de Noël dans la forêt, ramassez quelques feuilles pour faire des guirlandes. Mais avant tout aller voir Monsieur Broussaille, l’arbre gardien de la forêt.
-« Bon, j’y vais. Je me prépare. Je mets mon bonnet de laine pour ne pas avoir froid, mon cache-nez. Et j’y vais. Il faut que je me dépêche, c’est loin la forêt. Je marche, je marche, je marche. Oui, c’est vraiment loin la forêt.
Un petit oiseau sur le chemin :
-« Hé ! Ho ! Qu’est ce que tu fais par ici, petit Doudou ? »
-« D’abord, je ne suis pas petit. Je suis Doudou Respect et j’attends le Père Noël. »
Le petit oiseau : -« Et bien tu t’y prends d’avance ? Mais qu’est ce que tu fais dans la forêt ? Il n’est pas là le Père Noël. »
-« Je sais bien qu’il n’est pas là, mais c’est rapport à mes guirlandes de mon sapin, qu’il faut que je demande la permission à Monsieur Broussaille, le gardien de la forêt de ramasser des feuilles. Des belles feuilles pour ma guirlande. Et Monsieur Broussaille, je ne sais pas où il s’est caché dans la forêt. Je marche, je marche et j’en ai plein les pattes. Et le Père Noël, il ne viendra pas si j’e n’ai pas mes guirlandes. »
Le petit oiseau : -« Bon. Je te mène jusqu’à Monsieur Broussaille mais il faut que tu sois de meilleure humeur pour le rencontrer. Il faut que tu sois poli. »
Il est vrai que Monsieur Broussaille en tant que gardien de la forêt, on appelle ça un « arbre-cœur » a beaucoup de choses à faire. Et à penser…


Mais quand il voit Doudou Respect, Monsieur Broussaille s’attendrit. Il gronde de sa voix de vieil arbre enraciné depuis des siècles : -« alors Monsieur Doudou Respect, on se promène dans la forêt et que cherches-tu donc petit ours grincheux.
-« D’abord, je ne suis pas petit, et si je suis grincheux, c’est parce que j’attends le Père Noël et je ne sais pas quand il va venir. Cela fait longtemps que j’attends.
-« Et tu en as encore pour un moment à attendre dit Monsieur Broussaille, mais si tu m’aides, cela va aller beaucoup plus vite.
-« Comment ça, beaucoup plus vite, vous allez appeler le Père Noël ? »


- « Ah ! Non mon petit gars, pas question que je dérange ce vieux bonhomme en ce moment avec tout ce qu’il a à faire. Mais on peut lui donner un coup de main. Cela te dit Doudou Respect de donner un coup de main, enfin de patte au Père Noël ? »
-« Bien sûr que ça me dit, si ça peut le faire venir plus vite ! »
-« Bon et bien d’abord, tu va aider Noisette l’écureuil à retrouver l’endroit où il a caché ses noisettes. Ce jeune étourdi ne fait jamais attention. Il les cache et puis il oublie. En échange, Noisette va te préparer une guirlande de feuilles de la forêt. Moi, je te choisis un sapin. »
Aussitôt dit, aussitôt fait, Doudou Respect se fait aider par le petit oiseau pour retrouver les cachettes de Noisette l’écureuil.
Ensuite, Doudou Respect s’en va retrouver Monsieur Broussaille.




-« Déjà là, mon petit gars, et bien tu es un rapide ou bien tu es malin. Tu t’es fait aider n’est ce pas ? Mais ça n’est pas grave. C’est comme cela que le monde fonctionne. En s’aidant les uns les autres, en faisant les choses ensemble. J’ai un autre boulot pour toi Doudou Respect. Mais attention, gronde Monsieur Broussaille, faut garder le secret. »
-« Je promets de garder le secret, si ça peut faire venir plus vite le Père Noël. «
-« Mais oui, mais oui. Tu vas lui donner un sacré coup de main. Tiens, je te présente Gâteau, le Renne du Père Noël. Enfin, un de ces rennes. »
Gâteau, un petit renne s’avance. Il a des bandages aux pattes, et un pansement sur le nez.
-« Comme tu te vois, reprend Broussaille, Gâteau a une fois de plus raté son permis de renne du Père Noël. Il n’a toujours pas assez de points pour faire la distribution des cadeaux aux enfants. Le Père Noël me l’a confié pour que je le surveille. Gâteau est chargé de distribuer les cadeaux des animaux de la forêt. Si tu veux bien l’aider Doudou Respect, tu vas voir, le temps va passer très vide. «
Broussaille, d’une branche, montre un traîneau chargé de nourriture pour les animaux.
Doudou Respect s’installe sur le traîneau. Gâteau s’atèle lui-même. Et c’est le grand départ. Le traîneau s’envole. Gâteau évite les branches de la forêt autant qu’il peut et la distribution commence. Pour les sangliers, les cerfs, les chevreuils, les biches, les oiseaux, les souris et autres mulots… Toutes les créatures de la forêt ont un petit cadeau.
Gâteau est très content de lui, aussi il ne peut s’empêcher avant la fin de la tournée de faire un looping au dessus de la forêt. Et patatras, voici Gâteau, le traineau et Doudou Respect renversés sur la mousse. Heureusement, il n’y a pas de dégât.
Monsieur Broussaille les interpelle, il est temps que Doudou Respect rentre chez lui. Le Père Noël ne va pas tarder.
Doudou Respect remercie Monsieur Broussaille, il pardonne à Gâteau ses erreurs de conduite. Parce que les loopings, il aime bien ça quand c’est réussi. Ils promettent de se revoir tous l’année prochaine.
Doudou Respect a beaucoup de chemin à faire. Gâteau va le ramener chez lui. Sur le traîneau, Doudou Respect charge un joli petit sapin qu’il pourra replanter dans son jardin, une fois que Noël sera passé. La belle guirlande de Noisette l’écureuil orne le sapin des belles couleurs de l’automne. Le petit moineau chante la chanson du sapin. C’est vrai qu’il chante mieux que Doudou Respect.
Tout ce petit monde dit au revoir à Monsieur Broussaille qui est prêt à faire un petit somme. C’est un vrai boulot de veiller sur la forêt.
Quand Doudou Respect arrive chez lui, il installe le sapin avec la guirlande. Il invite Gâteau et le petit moineau à rester avec lui. Ils sont fatigués et ils s’endorment au coin du feu.
Le lendemain matin, la neige est tombée comme un cadeau de Noël. Au pied du petit sapin, il y a des cadeaux, des graines au miel pour le petit moineau, une étoile de Noël pour le petit sapin, un permis avec tous les points pour pouvoir conduire le Père Noël l’année prochaine pour le Renne Gâteau. Et pour Doudou Respect, un grand livre qui raconte « comment attendre le Père Noël sans s’ennuyer ! ».
Un livre qui raconte une histoire qui ressemble à celle que Doudou Respect vient de vivre ou de rêver…
Parce que pour attendre le Père Noël sans s’ennuyer, pour que le temps passe si vite qu’on ne s’en rend pas compte, il suffit de donner un coup de main au Père Noël en préparant quelques cadeaux pour les autres. Des petites surprises qui seront en fait peut être bien plus grandes que les autres.




Muriyat



lundi 1 décembre 2008

La Grande Attente de Doudou Respect : le Père Noël




« Il est où ? Il est où ?
Il est où le Pays des Doudous ?
Il est là où je pose mon bisou. »
(Il est conseillé de chuchoter cette phrase avant de lire le texte et d'embrasser la menotte d'une petite personne, à défaut la vôtre, sous peine de chagriner Doudou Respect. C'est sa petite phrase rituelle pour ne pas perdre le chemin du Pays des Doudous)

Doudou Respect ? Hé ! Doudou Respect ? Qu’est-ce que tu fais ? T’es fâché ?
Tu n’as pas une histoire à nous raconter.
Hé ! Doudou Respect, tu es là ? Je ne vois que le bout de tes pattes. Qu’est-ce qui t’arrive ?
-« Hon, hon, hon, je boude et j’attends. »
-« Quoi ! Tu boudes et tu attends. Pourquoi tu boudes ? »
-« Parce que j’attends. Et j’attends depuis longtemps. Alors, je boude. Na ! »
-« Mais qui attends-tu Doudou Respect ? »


-« J’attends le grand bonhomme tout rouge avec une barbe blanche qui va m’apporter des cadeaux. Et il n’est toujours pas venu. Ça fait longtemps que j’attends. Je trouve que c’est trop long. Je m’ennuie. Alors, je boude. Je boude et j’attends. »
-« Doudou Respect, ton grand bonhomme tout rouge avec la barbe blanche, ce ne serait pas, -est ce que vous pouvez m’aider les enfants- ce ne serait pas le Père Noël par hasard. »
-« Oui, c’est comme ça qu’il s’appelle le bonhomme que j’attends. C’est le Père Noël et je l’attends. »
-« Mais, Doudou Respect, le Père Noël ne vient qu’à Noël et ce n’est pas encore le moment. Noël, c’est le 25 décembre. »
-« Oui, mais, c’est bientôt le 25 décembre ? »
-« Et bien, ce n’est pas pour tout de suite. Il va te falloir attendre encore plusieurs jours, et même des semaines. Les arbres ont encore toutes leurs feuilles. Doudou Respect, je te conseille de t’occuper pour attendre. Il faut que tu patientes. »
-« Ça ; j’aime pas faire, me patienter, ça m’énerve. Je préfère bouder. Na ! Je boude et j’attends. »
-« Je crois que pour accueillir le Père Noël, il faut que tu sois de meilleure humeur, Doudou Respect. Tu ne crois pas ? Et si tu passes tout ton temps sous ta couverture à bouder et bouder encore, le temps va te paraître encore plus long.
Et si tu préparais la venue du Père Noël ? Pour lui souhaiter la bienvenue, tu peux faire des choses. Beaucoup de choses. »
-« J’ai pas le temps. Il va venir bientôt, je te dis. »


-« Doudou Respect, connais-tu les saisons ? D’abord, il y a le printemps et puis l’été. Là, nous sommes en automne. Et le Père Noël vient au début de l’hiver. Alors, tu as le temps de faire plein de choses. »
-« C’est bien vrai ça. Il faut que je commence par quoi pour faire venir le Père Noël ? »
-« Et bien, cela ne le fera pas venir plus tôt mais tu peux préparer la décoration du sapin pour t’occuper. »
-« D’abord, j’en ai pas de sapin. Je ne sais pas ce que c’est. »
-« Doudou Respect, tu fais un caprice. Tu exagères un peu avec ton vilain caractère. Un sapin, tu sais bien que c’est un arbre de la forêt qui a de petites épines qui restent vertes même l’hiver. »
-« S’il a des épines le sapin, je vais me piquer les pattes et le nez. »
-« Mais non, ce sont des épines toute douces qui sentent bon la sève de sapin. Tu connais la chanson « Mon beau sapin –
Roi des forêts
Que j'aime ta verdure ! »
-« J’ai pas envie de chanter. Je veux préparer la décoration du sapin. Je veux mon sapin»
-« Pour le sapin, c’est encore un peu tôt. Tu peux le choisir mais le laisser là où il est dans la forêt. Alors, tu peux commencer par les guirlandes. »
-« C’est quoi, ça, les guirlandes. »
-« Et bien, les guirlandes, ce sont des décorations qui couvrent l’arbre de Noël. C’est le Père Noël qui a décidé que les fils d’araignées sur les sapins seraient de couleur argentée pour Noël. Depuis, nous n’arrêtons pas d’inventer toutes sortes de guirlandes. »

-Mais, je vais les trouver où mes guirlandes à moi ? Je n’aime pas les araignées et je crois qu’elles ne m’aiment pas non plus. Elles ne vont pas décorer mon sapin. D’abord, ce sera mon sapin à moi, de mon Noël à moi »
-« Pour décorer le sapin, tu peux te servir de l’automne, la saison qui vient juste avant l’hiver. Puisque nous sommes en automne alors que tu attends déjà le Père Noël. L’automne c’est la saison qui fait tomber les feuilles des arbres. Et si tu en ramassais quelques unes pour faire des guirlandes. »
-« Bon, faut que j’aille dans la forêt alors pour choisir mon sapin et préparer mes guirlandes. Tu viens avec moi, Grand Pa Nours»
-« Hé ! Je ne suis plus tout jeune mon petit gars. J’ai mes rhumatismes qui se réveillent. Et tu es drôlement grincheux en ce moment. Si tu passais plutôt voir Monsieur Broussaille, le bonhomme arbre de la forêt, il te dira où trouver des feuilles très belles pour tes guirlandes. Il te conseillera dans le choix de ton sapin de Noël. Et il vaut mieux lui demander sa permission avant de prendre quoi que ce soit dans la forêt. Des fois, il pourrait bien être aussi grincheux que toi et se fâcher. Monsieur Broussaille, tu sais bien, c’est comme qui dirait le gardien de la forêt. Bon, tu lui dis bonjour de ma part. Et prends ton temps, Doudou Respect, Noël, ce n’est pas demain.»
-« Bon, j’y vais. Je me prépare. Je mets mon bonnet de laine pour ne pas avoir froid, mon cache-nez. Et j’y vais. Il faut que je me dépêche, c’est loin la forêt.


A suivre...
Muriyat

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : à propos du Père Noël

Salut les lapins !

Je me sens tout ébouriffé parce que je crois que le Père Noël ne va pas tarder à venir faire un tour chez moi. Je suppose qu’il vient aussi chez vous ?
Je ne l’ai jamais vu pour de vrai. C’est comme les lutins. Je n’en ai pas encore vu non plus. Et il n’y a plus de champignons dans le jardin pour que je puisse les trouver. Mamounette me dit que ce n’est plus la saison. Il faut que je me patiente.
Mais le Père Noël, on sait qu’il est venu, lui, parce qu’il laisse plein de paquets colorés avec des choses qu’on espérait dedans. Cela s’appelle des cadeaux. Et j’adore ça, les cadeaux. Surtout les miens !
Je déchire le papier aussi vite que je peux avec mes dents et il y a toujours quelque chose dedans qui me met en joie. Et ce n’est même pas mon anniversaire à Noël. (Je n’ai qu’un anniversaire dans l’année. Mamounette me dit que c’est normal. Moi, je trouve que ça n’est pas souvent...)
Enfin, il est fantastique le Père Noël.
Alors, si je crois qu’il ne va pas tarder à venir, c’est parce qu’il vient toujours quand mes arbres sont tout nu. Et il ne leur reste plus que quelques feuilles à mes arbres. J’aimerais bien que Monsieur le vent fasse un petit effort pour les décrocher.

Et puis, il y a un autre signe qui ne trompe pas et qui annonce aussi la venue du Père Noël : on reçoit des catalogues de jouets au courrier. Je ne sais pas si c’est le Père Noël qui les envoie. Je ne crois pas. Parce que sinon, je commanderais presque tout, sauf les jouets à construire, (du genre des puzzles que Mamounette aiment bien faire), rapport à mes pattes que j’y arrive pas. Et ça me met en boule de poils énervés ces jouets-là. Mais, le reste... J’aime bien tout le reste. Surtout les peluches et ce qui ce mange...
Bon, Mamounette m’a expliqué, que les catalogues de jouets, c’était pour rêver. Cela ne voulait pas dire que tout était pour nous. Cela servait à penser très fort au jouet qu’on préfère pour aider le Père Noël à choisir.
Mais le Père Noël, il a le droit de nous faire des surprises.
Moi, de toutes les façons, j’adore les surprises. Et plus encore, les surprises du Père Noël. Je lui fais confiance. La seule chose qui m’inquiète, c’est qu’il trouve bien ma maison. Mais, il parait qu’il y a des lutins pour l’aider.
Enfin, pour faire un signe au Père Noël, on habille un arbre avec des guirlandes. Cet arbre-là, il n’est pas comme les autres, il ne se déshabille pas l’hiver. Mais c’est à lui qu’on met des décorations. Il s’appelle le sapin. C’est surtout Mamounette qui décore. Papounet, il passe l’aspirateur. Pour une fois...
Moi, les guirlandes, ce n’est pas facile avec mes pattes comme je vous ai déjà dit. Et puis les guirlandes, j’aime bien m’emmêler dedans. Au bout du compte, on pourrait croire que c’est moi qui fais le sapin. Mamounette, elle préfère que je la regarde. En restant sage...
C’est facile à dire, mais c’est difficile à faire.
Il y a une chose que je n’oublie pas, c’est de mettre mon panier au pied du sapin. Je n’ai pas de chaussures, ni de chaussettes, moi ! Et finalement, mon panier, c’est plus grand.
Je vous dis tout ça parce que le Père Noël, j’ai vu son image dans une drôle de boîte qui est installée dans le séjour. Cela s’appelle une télévision. Il s’en passe des choses dans cette boîte. Cela bouge, ça fait du bruit.
Et j’y ai aperçu le Père Noël. Mais je ne crois pas que c’était le vrai.
Bon, je vais commencer à l’attendre, le Père Noël.
Mamounette me dit que c’est trop tôt.
Mais j’ai tellement envie qu’il arrive vite le Père Noël.
Pour me patienter un peu, je vais m’installer devant la boîte à images, la télévision.
A bientôt !
Charlou le Bidouille, votre copain en impatience...
Ou peut être que je vais manger quelque chose pour réfléchir à la gentille lettre que je pourrais écrire au Père Noël.
Charlou le Bidouille qui aime beaucoup, mais vraiment beaucoup le Père Noël.

Muriyat

vendredi 28 novembre 2008

Images à conter pour l'enfant du rêve (suite)








Nous avons toujours le temps de faire un petit oeuvrage de création. Du temps qu'on laisse divaguer devant l'écran de la télévision ou celui de l'ordinateur, du temps où l'on n'agit pas.
Du temps où l'on ne rêve même pas...
Pour que l'atelier collage ne soit pas encombrant, surtout si l'on vit dans un appartement, il faut privilégier un petit forma. Ensuite travailler sur une planche de contreplaqué qu'on peut ranger sous un lit par exemple.
Avoir une ou deux boîtes pour ranger les images.... Une paire de ciseaux, de la colle pour le papier. Et se laisser aller.... Pour vous laisser aller sur le chemin de l'imagination, prenez les images que vous avez sélectionnez et retournez les sens dessus dessous, pour voir dans quel sens, le déclic va se faire. Vous pouvez mêler à votre collage des photos prises dans la réalité de la vie pour leur faire un fond de merveilles....
Alors, pour Noël, le Nouvel An ou un anniversaire, quel merveilleux cadeau qu'un livre à rêver.
Et si l'aventure du livre vous fait peur, il reste la solution des cartes, page par page...
Des cartes pour des voeux très personnels, des voeux réels qui n'auront rien de virtuels....
Muriyat

samedi 22 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : les mystères des appareils ménagers !


Salut les lapins !
Je suis dans un état épouvantable.
Papounet a tondu la pelouse.
Et mes ronds de champignons avec.
Du coup, je ne sais plus où chercher les lutins. J’attends que mes champignons et ma pelouse repoussent.
Papounet a fait ça avec la tondeuse électrique. C’est une machine qui ne fait rien que manger mon herbe. A condition que Papounet la pousse, la machine. Et il n’aime pas faire ça, Papounet. Dans ces conditions, je me demande pourquoi il le fait. Mais les humains ont des comportements parfois étranges que je ne comprends pas.
Dans la maison, c’est pareil, il y a des drôles de machines. Cela s’appelle des appareils ménagers. Je vois pas pourquoi parce qu’à part l’aspirateur, ils ne font pas le ménage, les autres.
Et même l’aspirateur, c’est tout comme la tondeuse, il faut que Mamounette le pousse et le tire. Et tout comme Papounet avec la tondeuse, Mamounette, elle n’aime pas faire ça. Mais alors pas du tout. Le jour où elle sort l’aspirateur, il ne faut pas rester dans ses jambes. Elle est coléreuse et c’est toujours sur moi que ça retombe, ses colères. Parfois faut être juste, ça tombe aussi sur Papounet. Du coup, souvent c’est Papounet qui passe Monsieur l’aspirateur.
Heureusement, le ménage, Mamounette, elle ne fait pas ça tous les jours. Elle ne le fait pas souvent d’ailleurs. Du coup, souvent c’est Papounet qui passe Monsieur l’aspirateur.
Faut dire que le pauvre Monsieur aspirateur, il ne mange rien que les saletés qui sont par terre et sur les coussins. Mes vieux poils qui m’ont quitté par exemple, la terre du jardin qui se décolle de mes pattes quand elle sèche, les cendres des cigarettes de Papounet, des vieilles miettes que je n’ai pas voulues...
Alors à force de manger tout ça, il est malade Monsieur aspirateur. Mamounette n’appelle pas le docteur ni même le vétérinaire. Elle ouvre Monsieur aspirateur. Elle lui enlève son estomac plein de choses sales et elle lui en met un neuf, en papier. Le temps qu’il récupère dans le placard sous l’escalier, on est bien tranquille dans la maison. Le balai, lui, il pousse les saletés dans la pelle à poussière. Il n’est pas fou, lui ! Il ne les avale pas les saletés.
Enfin, à part l’aspirateur qui fait le ménage. Les autres appareils de la maison, je ne vois pas vraiment à quoi ils servent.
M Frigo : il s’appelle officiellement “réfrigérateur. Il est tout froid au dedans et il avale tout ce que je voudrais bien manger tout de suite. Il conserve les aliments avec le froid de son dedans. Je ne comprends pas qu’il n’ait pas le rhume tout le temps.
Mamounette m’a expliqué que le froid, c’était pour pas que les microbes dévorent la nourriture. Alors là, je suis d’accord. M Frigo, ce serait comme un coffre-fort à manger électrique. Avant, quand ce n’était pas électrique, il parait que ça s’appelait un garde-manger. J’aimerais quand même bien qu’il les garde moins longtemps, M Frigo, les choses que j’aime..

Et l’autre, celui qui fait du bruit, M Lave-vaisselle.... Lui, je le déteste. On lui donne les assiettes et les casseroles avec encore plein de choses intéressantes à manger de mon point de vue. Mais mon point de vue, Mamounette, elle le regarde pas du même côté. M Lave-vaisselle, une fois que son ventre est plein, il ferme sa bouche, il fait du bruit, il glougloute (que moi, si je fais ça quand je clappe ma soupe, on me dit que je suis un malpropre)... Et puis, longtemps après, quand on l’ouvre, il sent le propre qui ne sent rien de bon de mon point de vue des odeurs. Il sent le chimique, celui des produits qui lavent. Et il n’y a plus rien des bonnes choses. Il a tout avalé. Et il n’est même pas malade.
Quand je pense qu’on me dit qu’il ne faut pas que je mange ces choses pour ne pas être malade... La vie n’est pas toujours ce que je voudrais qu’elle soit de mon point de vue
Et il y a d’autres appareils bizarres dans la maison. Je vous en causerai dans ma prochaine lettre. C’est l’heure de manger. Je ne veux pas louper ça.
Salut les lapins ! Surveillez votre M Frigo...
Qu’il ne garde pas tout pour lui. Je vous aurai prévenu.

Charlou le Bidouille.







Muriyat


jeudi 20 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : à propos de l'automne, des champignons et des lutins





Salut les lapins !








La maladie de mes arbres continue. Il paraît qu’elle va durer un certain temps, le temps de deux saisons, l’automne et l’hiver.



L’automne, c’est la saison qui vient après l’été et l’hiver ne fait rien que suivre l’automne mais avec plus de froid. Donc, la maladie de mes arbres n’est pas vraiment une maladie même si de mon point de vue, par rapport à mes arbres qui sont tout nu, c’est bien triste. Je n’ai plus d’endroit à l’ombre pour mes bêtises et je ne pense pas pouvoir rester sage aussi longtemps. C’est bien long une saison ! Alors, pensez deux saisons....


Bon, mais à part mes arbres qui se déshabillent de leurs feuilles, il se passe d’autres choses étranges dans mon jardin. Et finalement, j’en viens à penser que l’automne, c’est fantastique aussi. De drôles de petits chapeaux ronds sortent de l’herbe. De ma pelouse.




Ma pelouse est un grand tapis d’herbe qui fait la taille de mon jardin. Les drôles de choses qui sortent de ma pelouse se tiennent sur un pied mais ils ne marchent pas. Ils sont tous pareils. On dirait des boutons.




Mamounette qui m’explique beaucoup des choses de la vie qui me semblent bizarres, me dit que ça s’appelle des champignons. Il y aurait même des champignons comestibles, c’est à dire bon à manger et des champignons, qui serait “poison”. Ceux-là vous rendent malade. Et même ils vous tuent parfois...


Pour savoir faire la différence entre les bons champignons et ceux qui sont méchants, il faut demander à un monsieur qui s’appelle “pharmacien”. Parfois ce monsieur est une dame. C’est une “pharmacienne”.

Le pharmacien est la personne qui vend les médicaments quand on est malade. La pharmacienne fait tout pareil. Moi, je préfère ne rien leur demander et ne pas toucher aux champignons. Sauf ceux que Mamounette sort d’une boîte et pas de la pelouse.

Moi, je vous le dis, en vérité, je crois que le monsieur ou la dame “pharmacien”, ils aiment bien qu’on soit malade. En vendant les médicaments qui doivent nous guérir, ils gagnent des pièces de sous. Mamounette me dit que c’est le travail du pharmacien d’aider les gens à guérir. Et qu’il ne veut pas pour autant qu’on soit malade.
N’empêche, ses médicaments, je ne les trouve pas bon au goût. Même quand on me les cache dans ce que j’aime bien manger.

Bon, à part que c’est parfois du poison, les champignons sont intéressants rapport aux lutins. Parce que, c’est encore Mamounette qui me l’a dit (et là, je veux bien la croire), quand il y a des champignons dans le jardin, cela veut dire qu’il y a des lutins qui le visitent. Ou même des fées.


Mamounette, elle connaît plein d’histoires de lutins et de fées. Elle les lit dans les livres. C’est bien les livres, quand on sait lire. Moi, avec mes pattes, j’ai du mal à tourner les pages. Enfin, les lutins et les fées, il paraît que la nuit venue, ils se rassemblent là où poussent des cercles de champignons.
Et il y en a dans mon jardin, des champignons qui font comme des rondes. Alors, le soir, je n’arrête pas de demander à sortir. Mais je n'ai encore rien vu d’autre qu’un hérisson.
Un hérisson, c’est une balle qui pique. J’ai aussi vu la chatte d’à côté, Ninon. Elle vient dans mon jardin quand elle croit que je dors. Je l’ai fait grimper dans un bouleau. Mais je n'ai pas encore vu de lutins.

Et ça ressemble à quoi un lutin ?

Mamounette va me montrer des livres.
Enfin, salut les lapins, je retourne voir les champignons de mon jardin des fois que les lutins soient là pour de bon.

Votre copain, Charlou le Bidouille...

Mamounette se permet d'intervenir pour dire que le livre qu'elle a montré à Charlou le Bidouille, c'est "L'encyclopédie des Lutins" de Pierre Dubois.
Ce livre est réédité spécialement pour Noël avec "L'encyclopédie des Elfes" et "L'encyclopédie des Fées". (Pour 19 € le livre).

Il serait bon que les Lapins soient extrêmement sages pour convaincre le Père Noël. Enfin, plus sage que Charlou...

A préciser pour les grandes personnes, ces livres sont un plaisir pour tous les âges de la vie.
A lire aussi comme un livre d'école, "Leçons d'Elficologie" toujours de Pierre Dubois.
Tous ces titres aux éditions Hoëbeke.
Et encore un mot pour convaincre les parents, ces livres aident à aimer la lecture.




Muriyat

mardi 18 novembre 2008

Lettres de Charlou le Bidouille aux petits lapins : La maladie de mes arbres !


Salut les lapins !
C’est moi Charlou le Bidouille que revoilà ! Il faut que je vous dise. Il faudra que je vous écrive beaucoup de lettres pour que vous sachiez tout de ma vie... Il faudra sans doute que j’invente des mots pour me faire comprendre...
Bon, je vous écris comme je vous parlerais...
Dressez vos oreilles, les lapins.

Alors donc, je vis à la campagne dans une grande maison, une sorte de niche, mais en plus confortable. Devant la maison, il y a des arbres comme un petit bois. Derrière la maison, il y a des arbres comme une petite forêt. Ce sont mes arbres à moi. Avec mes chemins où je gambade...
Mes arbres sont comme de grandes fleurs... Sauf qu’ils n’ont pas vraiment de fleurs. Enfin pas toute l’année.

Mes arbres ont surtout des feuilles. De jolies feuilles toutes vertes et qui font de la musique avec le vent. Des feuilles qui m’abritent du soleil, le grand rond jaune là haut qui ne fait rien qu’à chauffer quand on n’en a pas envie. Des feuilles qui me cachent un peu quand je fais des bêtises.
Mes arbres ont des visiteurs. Des bêtes à plumes. Mamounette me dit que ce sont des oiseaux. Il y a toutes sortes d’oiseaux dans mes arbres. Avec des plumes de toutes les couleurs. Il y a aussi des oiseaux qui se posent sur le toit de ma niche. Les oiseaux, les bêtes à plumes qui habitent mon jardin sont des choses très intéressantes. Je ne sais pas trop pourquoi, mais chaque fois que j’en aperçois une, j’ai comme un grand creux dans mon ventre qui me dit que c’est l’heure de manger. Et alors, c’est irrésistible, je leur cours après. Mais les bêtes à plumes ont une particularité que je ne parviens pas à acquérir malgré un entraînement intensif. Les bêtes à plumes volent. Sinon, comment arriveraient-elles à se jucher sur mon toit de ma niche ou sur mes arbres.
En ce moment, mes arbres sont malades. Et cela me cause beaucoup de soucis. C’est la première fois que cela leur arrive. Enfin, c’est la première fois que je vois cela parce que je suis encore tout jeune et Mamounette me dit que je n’ai pas fini de m’étonner.
Donc, les feuilles de mes arbres les abandonnent. D’abord, elles ont pris une drôle de couleurs. Comme si elles voulaient jouer aux fleurs. Elles changent de couleurs tous les jours. Elles sont jaunes, puis rouges et puis marrons et puis elles tombent de mes arbres. C’est ce qui m’inquiète le plus. Parce que des feuilles rouges et jaunes, c’est très joli.





Le vent qui souffle fort en ce moment en profite pour voler toutes les feuilles. Du coup, mes arbres ont l’air tout déshabillé. Tout nu. Mamounette me dit que c’est normal, c’est l’automne, les arbres prennent leur vêture d’hiver. Moi, je dirais plutôt que mes arbres se déshabillent pour l’hiver et je trouve ça bête. Parce qu’il paraît que l’hiver, il fait froid. Il faut vous dire que c’est mon premier hiver. Les feuilles délaissent mes arbres et ils n’ont même pas de pyjama à se mettre comme mes humains le soir quand ils vont dans leur grand panier à dormir.
Moi, je crois que mes arbres ont attrapé la rubéole, la rougeole et aussi la varicelle... Un de ces jours, ils vont tousser... Je suis très inquiet. Pourtant, je continue à faire pipi tous les jours sur leurs pieds. Comme d’habitude.
Si vous saviez, les lapins, dans quel état je suis. Cette maladie de l’automne qu’ont attrapée mes arbres, j’ai bien peur que cela ne leur soit fatal. Et où je vais me cacher pour mes bêtises... Je vous le demande... Hein, où ? Je suis très malheureux de cette situation. Alors, pour me consoler, je mange. Je mange un peu plus tous les jours. Mamounette dit que je me prépare pour l’hiver. Mon dieu ! Et si je perdais mes feuilles à moi, je veux dire mes poils. Oh, pourvu que je n’ai pas attrapé la maladie de mes arbres. Excusez-moi, je vous quitte. Je vais aller quémander une petite chose à manger pour oublier un peu mes soucis.




Charlou le Bidouille








Muriyat